Posts Tagged “Retro”

Hier, on m’a dit :

Namkca - Te souviens-tu du dernier article que tu as écris ?

Et effectivement, ça remonte. Si on met de côté le KM-T qui aura meublé mon espace web pendant plusieurs mois, il faut remonter jusqu’au mois de février pour tomber sur un billet intéressant (ou pas). Et comme je me suis fait taper sur les doigts à coup de “C’est quand que t’écris , toi, au lieu de squatter chez moi”, je me sors les doigts des fesses et les posent sur le clavier. C’est un peu sale, mais il faut ce qu’il faut.

Attention, risque de spoil légers (mais ne gachant en rien le plaisir de visionnage du film). [EDIT] Les screenshot étant vraiment de mauvaise qualité, ils ont été retirés pour pas que vous perdiez vos yeux pendant la lecture. Ils seront de retour et dans une meilleure qualité plus tard [/edit]

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Macross - Ai Oboete Imasu Ka ? (ou pour les plus frenchies d’entre nous : Macross - Te souviens-tu de l’amour ?) est un film de deux heures résumant la toute première série de Macross datant de 1982. Le film est quant à lui sorti en salle en 1984. Attention, ce serait un grave erreur de penser que ce film n’est que la mise bout à bout de scènes de l’anime de base, à la façon du film Gurren Lagann ou des films Gundam (même s’ils sont un peu à part). Il s’agit ici d’un remake, et même si le scénario reste des plus fidèle à la série d’origine (à quelques exceptions près), l’aspect graphique s’en retrouve grandement amélioré, au point qu’on en vient à se poser la question “il est vraiment de 1984, ce film ?”.

L’histoire, elle n’a pas beaucoup changé depuis la toute première série : The Super Dimention Fortress Macross. Néanmoins, format de deux heures oblige, quelques parties ont forcément été occultés. Ainsi, le film prend place directement dans l’espace. Hikaru est un jeune pilote de Valkyrie, vous savez ces avions super classes qui se transforment en robots. Lors d’une attaque Zentradis (race extra-terrestre en conflit avec la Forteress-Ville de Macross) certains appareils attaquent la ville mettant en danger les civils. Lynn Minmei, une jeune pop-star en représentation au moment de cette attaque, est mise en danger mais fut sauvé grâce à Hikaru courageux, mais qui a désobéit aux ordres de sa supérieure, la stoïque Misa Hayase.

Ainsi, on y retrouve les trois points essentiels qui font le charme de tous les Macross :

  • Le space-opera, assuré par les combats contre les Zentradis (mâles) et les Meltrans (femelles).
  • La musique pop, assurée par Lynn Minmei.
  • Le triangle amoureux, qui prend son importance vers la moitié du film.

Graphiquement, c’est un vrai régal pour les mirettes. Là où la série péchait pour certains épisodes, en grande partie à cause de l’âge avancé de cette dernière, le film n’a pas prit une ride. Les combats spatiaux, même s’ils ne prennent pas une place importante dans le film, sont tout simplement somptueux. Le combat final reste aussi impressionnant que dans la série et procure chez moi le même genre de frisson. Seul le character design semble avoir un peu vieillit, mais une fois accoutumé, on y prête plus attention. Le dernier point graphique, et non des moindres pour tous mechaphiles, est le design des-dits mechas. Et là c’est une franche réussite. Même si l’on a le droit à design similaire à celui dans la série pour ne pas perdre les fans de la première heure, il est sublimé par un animation de qualité et une dynamique impressionnante pour l’époque, et même encore pour aujourd’hui. Les Valkyries VF-01 sont plus classe que jamais.

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En dehors de l’aspect graphique, Macross - Te souviens-tu de l’amour ? fait l’objet d’une mise en abîme plutôt intéressante au sein de toute la franchise Macross. Ce film a en effet été incorporé à la chronologie de Macross. Ainsi, en 2031 dans l’univers Macross, Macross - Te souviens-tu de l’amour ? est concidéré comme étant le film commémoratif de la toute première bataille de l’humanité avec une race extra-terrestre. Il est évident que c’est un élément de fan service, mais cela procure toujours un certain plaisir de comprendre la référence quand dans Macross 7, l’un des personnages se dit “Tiens, c’est comme Minmei dans le film”.

Cependant, un gros problème pointe le bout de son nez : comment résumer un série de 36 épisodes en 2h de film, tout en conservant la sémantique de série ? Impossible me diriez-vous. Et bien vous visez juste. Macross - Te souviens-tu de l’amour ? occulte deux pans importants de l’univers Macross mis en place dans la série : la découverte (la présentation des différents personnages, leur rôles, l’explication du contexte politique, en gros l’introduction) et la reconstruction (l’après). Que le film occulte la phase de reconstruction n’est pas une mauvaise chose en soit étant donné que cette phase est absente dans pratiquement tous les productions, films ou séries (et par forcément animées), mais cette phase était le petit plus de Macross qui faisait la différence, une chose qui démarquait la série des autres productions. A mes yeux, cette partie de la série représentait une plu value très importante, même si elle peut paraitre longue (mais pour citer Corti, la reconstruction c’est forcément long !). Il est donc dommage de ne pas la retrouver, ou même de ne pas l’envisager à la fin du film… Pour ce qui concerne l’introduction, son absence créé un manque. Ce manque se fait surtout ressentir pour ceux qui n’ont pas vu la série. “Pourquoi ?” fût la question la plus fréquemment posée par la personne avec qui j’ai revu ce film. On sent que l’univers derrière est richissime, mais le spectateur est directement lancé dans le bain. Pas de temps à perdre, le film ne dure que deux heures ! Par exemple : “Pourquoi Hikaru et Minmei trouvent un thon géant dans la partie du vaisseau improbable où ils sont bloqués ? Ca n’a pas de sens !” Et pourtant si. Mais pour comprendre le sens il faut avoir vu la série, et l’absurde devient logique. Je parlerai bien de la mort d’un ami d’Hikaru mais ce serait spoiler la série (et non le film, tellement cette mort est vite oubliée “Merde, il est mort, bon tant pis”).

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L’ouverture de la culture “Micron” (les êtres humains) aux Zentradis est également beaucoup trop rapide. Durant la série, cette ouverture est un processus assez long, où tout est affaire d’espionnage, où les Zentradis s’infiltrent dans la forteresse spatiale humaine et sont charmés par ce qui les entoure et leur donne une bonne leçon de vie “Vous voyez, il n’y a pas que la guerre”. Dans le film, Minmei capturée chante une chanson et les Zentradis comprennent le sens de la culture. Vous trouvez ça trop facile ? Moi aussi.

La seule partie où tout est très bien rendu reste l’affrontement des trois camps, Humain (Micron), Zentradi (Mâles) et Meltran (Femelles). Là, il n’y a rien à redire. Et le final reste toujours aussi fantastique (risque de spoil élevé dans ce lien), arrivant à mêler harmonieusement les trois thèmes abordés dans Macross (space-opera, triangle amoureux et j-pop).

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Au final, Macross - Te souviens-tu de l’amour ? est une franche réussite sur le plan graphique et le plan scénaristique, en reprennant habilement le scénario de la série. Mais le format de deux heures ne convient pas à l’univers Macross, qui est beaucoup trop riche. Du coup, les événements s’enchainent vite, trop vite même, et noient n’importe quel spectateur qui ne connait pas la série de base. Néanmoins, Macross est un film à voir, pour sa culture personnelle et pour le thème intéressant il aborde : on y fait pas forcément la guerre qu’avec des lasers, mais également avec la culture (ici, la culture musicale). Pour tout ceux qui ont vu la série, cette redécouverte couplée avec l’aspect graphique somptueux est toujours un réel plaisir. Pour les autres, s’ils veulent aller plus loin je ne saurais que trop les conseiller d’aller jeter un oeil du côté de la série qui est, selon moi, beaucoup plus riche et moins speed que le film.

Cadeau bonux : l’une des parties les plus jouissive de l’anime !

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HELL YEAH !

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Avant de commencer, je tiens à faire part de ma quasi-absence d’expérience des conventions. Non ce Paris Manga n’était pas une sorte de dépucelage, bien qu’habitant une province paumée entre deux métropoles (une le lieu saint des ch’tis, l’autre celui des râleurs et des mauvais conducteurs), les conventions par chez moi, c’est niet. Du coup, il faut bouger si l’on veut assister à une convention, même si l’idée de créer une petite convention Japanime conviviale sur Amiens avec l’association Wa-futsu serait assez tentante… Il reste à savoir si les fans, les stands seraient au rendez-vous.

Quelles sont mes expériences en terme de convention? Japan Expo 2007, Japan Expo 2008, et… C’est tout. J’ai bien failli faire une fois l’Epitanime en 2006, c’est à dire l’année où la Japan Expo avait été annulée, mais une fois sur Paris, après deux longues heures de queue pour n’être qu’à la moitié de la file, nos estomacs ont décidés de diriger nos pieds vers un restaurant japonais tenu par des chinois plutôt que vers la convention. Convention qui devait être relativement bondée puisque tous les otaku étaient déçus de ne pas avoir leur Japan Expo adorée, ont alors dû se décider de se jeter sur les autres conventions.

Cosplay

Mais revenons à l’essence même de l’article : Paris Manga, c’était comment le dimanche ?

Oui, uniquement le dimanche, la vie parisienne coûte cher (argument de faux-fan radin), et au final, sans vraiment participer aux activités il est vrai, on en a quand même vite fait le tour. Que retenir de Paris Manga ? Du monde, beaucoup de monde, du HK (contre-façons), des achats et quand même beaucoup de fun (ceci étant plus dû aux gens avec qui j’étais qu’à la convention elle même, malheureusement).Voici le résumé de ma journée.

6h15, le réveil sonne. On a pas idée de mettre son réveil à cette heure-ci, un dimanche en plus. Je le coupe, par réflexe conditionné, puis me rendors. Non mais. 6h17, c’est la Nintendo DS qui sonne, j’ai prévu le coup quand même en la mettant hors de portée, m’obligeant à me lever. Ca fait quand même un peu geek de se faire réveiller par sa console de jeu, mais il faut ce qu’il faut. Une fois le plus dur accompli, à savoir se lever dans un grognement typiquement geek-otaku-nolife-picard, il faut se préparer en vitesse pour aller chercher T. et l’emmener à la gare, dont on ignore tous les deux l’emplacement vu qu’on a décidé de le prendre non pas à Amiens, mais à Longueau pour éviter les frais de parking. On se retrouve donc à 5 dans un compartiment à se raconter des débilités, des trucs de geek, des O RLY?! ou de se remémorer les Instants KamiKaze (IKK) de Nolife pendant une heure.

Une fois dans le metro, on observe un peu les gens en se posant des tonnes de questions existentielles. Il a une tronche à aller en convention ce type, non? Pourquoi la jupe de cette fille est si longue? Pourquoi il se promène en ville déjà déguisé ce con? Pourquoi n’y a t’il pas de M&N’s rose? C’est un peu le choc des cultures dans le metro. D’un côtés les gens normaux, ceux qui parlent français, et de l’autre, les autres qui parlent le waponais. Ce sont généralement des petites poufs de 14-15-16 ans, écoutant leur groupe de Visual Rock préféré à fond sur leur portable (de quoi saigner des oreilles, parce que d’une part le visual rock c’est quand même assez pourri, d’autre part écouter n’importe quelle musique sur un portable, on frole le niveau zero de la qualité sonore). Un savant mélange de pouf-weshwesh que je ne supporte déjà pas, avec de la kikoolol-attitude jeveuxvivreaujaponsaytropbien typiquement weabootienne. Si vous n’avez pas compris la phrase précédente, considérez-vous comme normal, et quittez ce blog.

Arrivé avec la masse d’otaku/weaboo, on se moque déjà de la file d’attente. Ahah on est plus malins nous, on a des pré-ventes nous. Co-comment? C’est la file pour les pré-ventes ça? Et bien j’aimerai pas être un sans-billet. D’ailleurs dans notre groupe, une personne n’avait pas de billet et nous quitte donc pour aller dans une autre file. On se moque un peu d’elle. Mais devinez qui est rentré avant nous? Et si… Dans la file d’attente, je rencontre WEdnesday, un haruhiiste tout comme moi, qui était avec quelques fans Type-Mooniens. Petite discutions sur “C’est comment dedans, y’a du HK?” et sur Haruhi, puis il est temps de rentrer. La file d’attente fut agréablement courte j’ai trouvé (dit celui qui n’a que la Japan Expo comme référence). Une fois rentrés, c’est quand même relativement agréable de se promener. Pas que ce soit complètement vide autour de nous, mais on ne se marche pas encore sur les pieds. On commence à faire le tour d’un peu tous les stands, prendre nos marques, repérer qui sont les méchants vendeurs de HK et les gentils éditeurs. Certains ne peuvent plus empêcher leur instincts d’acheteur compulsif ne peuvent s’empêcher d’ouvrir leur porte-feuille et d’acheter dès qu’ils voyaient un truc kewl. Je décide de remettre mes achats pour plus tard. Je me voyais mal me trimballer des sacs remplis de DVD ou de figurines pendant toute la journée. Il ne faudrait pas faire la même connerie qu’à la Japan Expo où j’avais du mal à tenir tous mes sacs dans une main sans qu’ils ne me coupent la circulation sanguine en moins de 5 minutes.

Conclusion sur les exposants ? Beaucoup trop de HK encore. Et il y a de quoi s’insurger quand on tombe sur un porte-monnaie Haruhi Suzumiya tagué… Asakura. Que faire pour lutter contre le HK? A notre échelle de fan, on n’y peut pas grand chose. C’est aux organisateurs de faire quelque chose, de dire NON CASSEZ-VOUS à ces stands. On aura beau pointer du doigt cette fraude, la dénoncer, si les autorités ne font rien, tout ce que le fan mûr et réfléchi pourra faire ne restera que du vent.

Autre conclusion, et là je remets un peu en cause l’organisation, et ça concerne toujours un peu le HK, : les stands des éditeurs n’étaient pas assez mis en valeur, et étaient pour la plupart coincés entre des stands de HK. Et ça, c’est un des grands maux des conventions. Autant à une Japan Expo, même si les stands des éditeurs et de HK sont proches, la différence est visible et on arrive bien délimiter les différents types de stands, autant ici les stands des éditeurs ressemblaient à n’importe quel stand (HK inclus). Du coup, les personnes non-initiés et qui pensent que tout ce qu’il y a à vendre en convention est garanti 100% légal (aller quoi, ça doit représenter 75% des gens?), ne voient pas la différence entre les stands.

Mais revenons sur une note un peu plus joyeuse, cette journée fut sous le signe de l’Instant KamiKaze. C’est en effet sans honte aucune qu’on s’est moqué des cosplayeurs en leur posant la question qui tue et qui vexe : “Wahou bien fait ton cosplay, c’est Dragon Ball ?”, ou en demandant aux gens qui jouent au Mah-jong “Qui gagne la partie de dominos”. Bien souvent, ça rigolait (ouf! des cosplayeurs avec du second degrès !), d’autres fois ça se retournait véxé. Du bon gros private joke, bien gras, mais bien marrant. Essayez vous aussi en convention. Poilade assurée.

Le bilan de cette journée fût donc assez positif, je regrette juste de n’avoir participé à aucune activité.

Quelques remarques en vrac :

- Les projections d’animés au milieu de la foule c’est moyen. Surtout quand ils sont en VF et sans aucun sous-titres : on entend que dalle et donc on comprend rien. Les chaises des projections étaient juste bonnes pour reposer ses pieds 5 minutes après avoir piétinné. C’est dommage, j’étais pourtant curieux de voir ce que pouvait donner Gurren Lagann en VF.

- Les gens de la maison d’edition Asuka sont vraiment très sympathiques. J’ai discuté avec din (la dame qui s’occupe des jaquettes de vos manga favoris) que je connaissais depuis quelques années sur IRC (enfin, il serait plus juste de dire qu’on lurkait ensemble le même chan IRC) sur un channel dédié à… Naruto. Mais non, Naruto n’est pas le mal absolu voyons !

- J’ai pu questionner un vendeur de chez Kaze sur deux séries que je porte dans mon coeur, à savoir La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya et Aria :

(Moi) - Quel sera le goodies du prochain et dernier coffret de la Mélancolie d’Haruhi Suzumiya ? Pour quelle date est-il prévu ?
(Vendeur) - Pour le goodies, on attend toujours la réponse de Kadokawa. On leur a soumis quelques propositions mais nous n’avons toujours pas eu de réponse. C’est aussi pour ça aussi qu’on ne peut pas savoir pour quand on pourra le sortir.
(Moi) - Vous avez sorti Aria the Origination, c’est à dire la saison 3 de la série, mais pas les 2 précédentes saisons, pourquoi ? Les saisons 1 et 2 (Aria the Animation et Aria the Natural) sont-elles prévues ?
(Vendeur) - On nous a permi d’avoir les droits pour une série exclusive qui venait juste de se terminer au Japon, donc on a sauté sur l’occasion. Les saisons 1 et 2 d’Aria sont normalement prévues.

- En ce qui concerne les achats, j’ai été relativement sage pour une fois pendant cette convention. Je ne suis reparti qu’avec le coffret collector Declic Image de Macross (je vais pouvoir les revoir en VO, cette fois) qui ne m’aura couté que 15 euros (une misère pour ce que c’est), ainsi que le coffret DVD contenant les trois premiers films Gundam (chez Beez) pour 30 euros. Que des trucs rétro. A noter qu’on pouvait se procurer sur le stand de Declic Image les coffrets de la Collection Gold (Cowboy Bebop) si on les a loupé en kiosque, mais pour le prix d’un coffret normal (30 euros chez Declic). Ce qui fait que ça faisait un peu cher pour ce que c’est à mon avis. Il y avait aussi des coffrets en vente de cette même collection ne sont prévu que pour dans 1 ou 2 mois pour les abonnés (j’ai vu Paranoïa Agent).

Pour finir… Ce fut une sympathique journée. Mais la convention en elle-même tend à devenir une petite Japan Expo (enfin, c’est ce que j’ai ressenti), mais j’espère que ce succès au niveau du nombre de visiteurs arrivera à faire venir quelques invités de marques, parce que ce dimanche ça manquait franchement !

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C’est parti pour un tout premier article rétro ! Et comme je suis une grosse feignasse, cette semaine je vais honteusement copier l’article que j’avais rédigé sur mon ancien blog… Oui j’ai honte. Mais avant de me lancer des tomates ou divers pots de fleurs, dites-vous que ce serait fort dommage de perdre à tout jamais un texte aussi long que celui que j’avais écrit à l’époque (enfin, il y a 1 mois). Et puis il y a quelques ajouts dans le texte. Et en plus de ça, la nouvelle notoriété que Blogchan confère au blog me permet de ne plus être lu uniquement par des proches à qui j’ai honteusement spamé l’adresse de mon blog sur MSN, mais à une armée d’Anonymous otaku qui sont pour la plupart bien souvent plus calés que moi sur le sujet de mes articles. C’est bien pour ça que j’ai choisi de rester un maximum subjectif, comme ça si on me reproche de dire des conneries, je pourrais brandir l’excuse (le sac?) du “Mais ce n’est que mon avis !”.

Attaquons avec ce qui nous intéresse : l’article traitera de Macross (comme le sugère le titre), série plus connue dans nos contrées verdoyantes (de picardie) par le grand public sous le nom de Robotech. Mais nous verrons que derrière ces deux noms pour une même série, se cachent en réalité une série culte d’un côté de réalisation nippone, et une adaptation foireuse par nos amis ricains (et repris à l’identique par ces loques humaines de français) de l’autre.

Présentation de Macross

On va commencer par la petite histoire, la mienne, celle de ma vie, celle qui vous passionne très certainement… pas.

J’étais encore petit lors de mon premier contact avec l’univers Macross. Ce qui est un peu normal, vu que la première série TV Macross dont il est question dans cet article est plus vieille que moi (1982-1983). A l’époque, petit collégien que j’étais, je rentrais le mercredi midi pour me poser devant la télé, devant Game One particulièrement (qui était regardable à cette époque contrairement à aujourd’hui). Game One diffusait des animés foutrement plus passionnants que la chaîne Mangas, le Club Do’ (qui ne passait plus), ou que la même chaîne aujourd’hui. Nadia, Cowboy Bebop et… Robotech pour ne citer qu’eux. Bref y a que du lourd dans ces noms. Et je suis loin de tout citer.

Robotech est le nom US et français de Macross, mais n’a rien de japonais. Ces idiots de distributeurs ont jugés bon de changer le nom de la série pour inclure 2 autres séries qui n’ont rien à voir avec Macross sous le même label « Robotech », sûrement pour faire vendre, et sous le prétexte que le même réalisateur a travaillé sur les 3 séries. Bravo, c’est très intelligent. C’est comme si l’on disait d’Anno qui a travaillé sur GunBuster a fait d’Evangelion sa suite… logique, hein. Mais bon, après tout c’est juste le nom qui a changé. C’est pas comme s’ils avaient changés des dialogues et le scénario des 3 séries pour qu’elles aient l’air un minimum cohérentes entre elles… Ah pardon ? Il l’ont fait aussi ? OH SHI– ! Heureusement que le fanboyisme autour de la Japanimation n’était pas aussi développé en occident à l’époque, j’ose à peine imaginer le lynchage qu’il y aurait eu si l’on se retrouvait dans une situation similaire aujourd’hui. Imaginons pour le fun : « Beez vous présente la 3ème saison de Gundam 00 : Code Geass ! »

Max & Millia en vol, ça en jette !

Bref voilà pour la présentation de Macross dans l’hexagone. Petit résumé pour ceux qui suivent pas : Macross c’est Robotech 1ère série. Robotech 2ème et 3ème série n’ont rien à voir avec Macross. Robotech 1ère série (c’est à dire Macross) c’est foutrement bon, mangez-en.

Pour en revenir à mon histoire de petit collégien, et bien… A l’époque j’avais vraiment adoré Robotech. Ce fût ma première expérience des « real robots » (même si j’en étais pas vraiment conscient). Des avions qui se transforment en robots, un super croiseur interstellaire terrien, des « giga-lances-missiles », des canon laser de la mort, des géants qui parlent avec une voix de poupée barbie, et le pouvoir de l’amour pour sauver l’univers. Comment on peut ne pas trouver ce concept génial quand on a 12 ou 13 ans ?! Et puis ces robots géants poutrent méchament, j’étais et je reste encore aujourd’hui un grand fan des Valkyries.

Minmei & Hiraku in love

Macross repose sur 3 points fondamentaux :

  • Les combats spaciaux, les mechas, du bon gros space opera, en gros.
  • La musique
  • Le triangle amoureux

Étant jeune, les points numéro deux et trois me passaient carrément au dessus de la tête. Une histoire d’amour ? Mouais bon je vais peut-être zapper là… De la musique pour faire la guerre ? Mais c’est pas possible, la guerre on la fait avec des gros lances-missiles, des avions de combats, des canons laser PEW PEW, pas avec de la musique !

C’est un peu de cette façon que je voyais Robotech… Diffusion télévisuelle oblige, j’ai aussi loupé quelques épisodes de temps en temps (raisons étaient souvent : la piscine, le football, les visites chez mémé pour dire bonjour et pour s’assurer d’avoir une enveloppe pleine de billets verts à noël… Ne me méprisez pas, on est tous comme ça.) le scénario m’avait complétement échappé, d’autant plus qu’il est aussi plutôt compliqué à saisir quand on a que 13 ans (contexte géopolitique ? C’est quoi la péogilistik ?).

Des années plus tard, le petit collégien a bien grandit et regarde beaucoup d’anime après avoir décroché de la terre sainte japonaise (weaboo inside) pendant plusieurs années. L’année dernière, on a fêté le 25 ème anniversaire de la saga Macross avec une toute nouvelle série appelée Macross Frontier. A la fin du visionnage de cette nouvelle série, la nostalgie et la curiosité me poussa à revenir sur une des premières séries que j’ai vu dans ma jeunesse et dont il me restait de bons souvenirs. De vagues souvenirs quand même, j’étais pas très vieux et je calculais pas grand chose du scénar’ à l’époque.

Pour ceux qui ont suivit mon rapport de mattage sur MAL (y’a d’autres gens que moi qui espionnent ce genre de chose ?) vous avez dû bien comprendre que la semaine dernière était pour moi sous le signe de Macross. *EDIT : La semaine dernière d’il y a 1 mois*

Valkyrie = BEST MECHA EVER ? Le troll est lancé.

Notre histoire prend ses racines dans un futur proche, en 1999 (oui, cherchez pas c’est le futur, nous sommes en 1982 n’oubliez pas !), une forteresse spatiale extraterrestre vide s’écrase sur la terre, mettant par là même fin au conflit qui faisait rage sur terre entre les hommes. L’humanité décide de s’unir sous la bannière du NU (Nations-Unis, l’équivalent de l’ONU mais avec plus de pouvoirs) et d’aménager cette forteresse spatiale pour qu’elle serve à l’humanité et pour pouvoir repousser d’éventuels assauts extraterrestres (dont l’existance ne fait plus doute). En 2009, le projet est bien avancé et la forteresse spatiale SDF-1 est prête pour son inauguration, au sein même de la ville de Macross, ville qui s’est batit autour de la forteresse entre temps. C’est à l’occasion de cette inauguration que les Zentradis, des extraterrestres humanoïdes de 15 mètres de haut, décident de lancer un assaut pour tenter de récupérer le secret que semble renfermer la forteresse. Les humains n’ont bien entendus aucune idée de ce que peut être ce secret…

Déjà, premier constat quand on regarde Macross : C’est vieux donc c’est pas très beau. On s’y fait au fur et à mesure des épisodes, mais quand même, j’ai eu du mal au début pour me remettre dans le bain “retro”. Mikimoto fait de très jolies choses, mais avec les techniques de l’époque, l’animation fait un peu mal aux yeux. Il y a aussi beaucoup de réutilisations de scènes (scène de décollage des avions, et je pense surtout l’épisode où Hikaru est à l’hôpital et où il délire : ici on a le droit pendant tout un épisode à un remontage des épisodes précédents avec de nouveaux dialogues, enfin, il délire sur son lit d’hôpital, ça peut se faire pardonner…).

Autre constat, la doublage français est complètement à la masse. Oui pour beaucoup, ça revient un peu à dire la même chose, mais de très bons doublages existent ! Bref, dans Robotech quand les lèvres ne bougent pas, les personnages parlent, et inversement… C’est assez choquant et ça a tendance à me rendre beaucoup plus tolérant avec les doublages français  d’autres séries que je jugeais plutôt limites avant ça… Bref, gros débat que celui du doublage des animes, qui mériterai bien un article entier ou un top 10 (top 10 des doublages les plus fail, ou les plus réussis).

Je discerne donc ces deux gros points noirs à Macross : son visuel dû à son âge avancé, et son doublage complètement foiré… Au final, je pense qu’un Macross avec le scénario et l’intérêt de la toute première série, et avec la réalisation qu’a hérité Macross Frontier aurait donné un truc carrément jouissif. Du pur WIN.

Super Dimentional Forteress - 1 (SDF -1)

Regarder Macross, c’est regarder une série de space opera en 4 actes qui sont…

- La découverte, déjà. C’est tout simplement l’introduction de la série, la présentation des différents personnages, leur rôles, l’explication du contexte politique, de l’histoire, l’objectif des Zentradis, la démonstration de l’armement des deux camps. En gros on dispose les pièces sur l’échiquier avant d’arriver à…

- L’affrontement. Cette partie de l’anime occupe sûrement la plus grande part. C’est celle de la guerre ouverte entre humains et Zentradis. Celle où ça se fritte avec des gros guns. Puis on a…

- L’ouverture. Elle se passe d’abord par une capture de quelques humains (nommés microns) par les Zentradis, dont Hikaru le héro et Misa Hayase font partis des victimes. C’est un choc de cultures (si j’ose dire, ceux ayant vu la série comprendront), les Zentradis sont de plus en plus intéressés par ce mode de vie, où hommes et femmes arrivent à coexister. Seulement, tous les Zentradis ne sont pas en faveur de ce rapprochement, ce qui conduit l’univers à une bataille immense se concluant par un épisode 27 absolument génialissime. Une fois la guerre fini, il y a…

- La reconstruction. Là où beaucoup de séries se seraient arrêtées à la fin de la guerre et à un épisode aussi dément que le 27, Macross continue et envisage l’avenir, l’élaboration des projets futurs à l’origine (indirectement) des prochaines séries Macross.

D’un point de vue personnel, je dirais que tout l’intérêt de Macross réside dans les deux derniers actes, et surtout l’acte numero 3, celui de l’ouverture. Durant cette partie, on en apprend beaucoup sur le mode de fonctionnement des Zentradis en observant leur réactions devant la culture humaine. Car la force de Macross est de savoir rester objectif. Même si, en tant qu’humain (si) on se sent proche de nos héros, les Zentradis ne sont pas tous présentés comme des démons, comme étant des grands hommes verts sanguinaires sans aucune stratégie, mais comme une race qui a son propre mode de fonctionnement et ses protagonistes avec leurs propres personnalités (qui peut aller du chef compétent et compréhensif au soldat tueur fou et sanguinaire…), en somme ils nous ressemblent un peu…

Misa iz kewt =3

Mais Macross, c’est aussi une histoire de musique. On dit que la musique réchauffe les cœurs, et bien là, on est en plein dedans.

Linn Minmei est devenue chanteuse à bord de la forteresse spatiale. Elle est vite devenue une star incontournable, tournant des films, sortant moultes CDs… Quand des espions Zentradis vont découvrir cette dernière et l’existence d’une chose appelée “musique”, eux qui ne connaissent que la guerre vont se mettre à se poser des questions. Et s’il n’y avait pas que la guerre ?

Macross réussi à concilier l’art de la guerre spatiale avec de la muisque pop, sans que c’en ait l’air bizarre. Et c’est franchement une réussite, l’épisode 27, rappelez-vous de l’épisode 27 ! C’est ce genre d’épisode qui me donne la chaire de poule et qui fait briller des étoiles au fond de mes yeux ! Bon je vous accorde que c’est le fanboy qui parle… Mais quand même. Un combat des plus grandiose sur un fond sonore tout aussi génial, ça force le respect.

La musique prend donc une place importante, autant dans le scénario que dans l’OST. Toutes les OST des séries Macross et des films sont très très très bonnes, à commencer par le désormais mythique « Do you remember love » de chanté par Linn Minmei dans le film éponyme reprenant la toute première série Macross dont l’article fait l’objet. (ne cliquez sur le lien que si vous avez vu le film). Dans la version Robotech, les musiques ont été changées et sont en anglais. Avant de crier au scandal, ces chansons sont quand même à écouter, et, question de point de vue, elles ne m’ont pas dérangés plus que ça. Bien que je sois généralement concidéré comme un sal con de puriste (à juste titre la plupart du temps), j’ai trouvé que la chanson “We Will Win” collait parfaitement à l’action, au moins aussi bien que “Ai Oboete imasuka”.

Chante Minmei chante!

Il reste un dernier point à aborder : le triangle amoureux. En premier lieu il n’est pas visible. Pendant la première moitié de l’anime, on observe surtout l’amour à sens unique qu’Hikaru (Rick Hunter en VF) voue à Minmei, qui n’est pas encore une star de la chanson à ce moment là. L’attirance est surtout physique je pense, Minmei est très belle, mais elle est aussi très conne dans la série, et fait plus figure de « fille pourrie gâtée » qu’autre chose, ce qui est assez insupportable. Le fait de ne pas voir les sentiments d’Hikaru alors qu’ils sont clairement visibles c’est franchement agaçant… Mais elle est quand même une gentille petite fille de 16 ans au début de la série (adolescence) qui grandit et évolue petit à petit vers l’âge adulte est vers plus de maturité.

Hikaru est quant à lui un jeune pilote intrépide qui vole (dans le ciel, hein) pour son bon plaisir au début de la série. Il décide de s’engager tout de même dans l’armée quand la forteresse spatiale se retrouva bien loin de la planète Terre, pour protéger la ville reconstruite et ces civiles. Les demandes de Roy Fokker, son ami militaire de longue date reconnaissant les talents de pilotes d’Hikaru y sont aussi pour quelque chose… Hikaru est le type de personnage auquel il est facile de s’identifier : en dehors de son habilité pour le pilotage, il est relativement ‘normal’, pas beaugosstrokawai, pas un génie, pas un skyzophrène moitié démon qui te casse la gueule les soirs de pleine lune… Non. Juste un type quelconque, et c’est pour ça qu’on s’y attache.

Le troisième côté de ce triangle (amoureux) est Misa Hayase (Lisa Hayes dans la VF). Numero 2 de la flotte terrienne, ce qui fait donc d’elle la supérieure hiérarchique d’Hikaru. Les premiers contacts qu’elle a avec lui sont d’ailleurs plutôt froids, chose logique vu qu’Hikaru vient tout juste d’intégrer l’armée et a du mal avec l’univers strict des militaires. Leur capture par les Zentradis  au cours de la série les obligera à se rapporcher (aussi bien physique que sentimental). C’est à ce moment qu’on sent que la romance commence envelopper l’anime… avant de s’estomper pour mieux ressurgir pendant la période de la reconstruction. Misa est intelligente, belle mais ne s’intéresse qu’à son travail… Du moins c’est ce qu’on croit au début, mais on apprend qu’elle a vécût une expérience qui l’a quelque peu renfermée. J’en dis pas plus, découvrez-le !

Triange rectangle

Conclusion… Macross ça poutre. C’est vieux, le fan-service en est donc absent et ça fait du bien ! La série comporte 36 épisodes, et même si le rythme est mal dosé (il y a des épisodes chiants et lents, d’autres qui vont trop vite -cf : le mariage entre deux personnages secondaires qui est rendu presque ridicule par l’enchainement des évenements plus rapides qu’un épisode Code Geass-) on ne s’ennuie généralement pas. Macross est souvent comparé à une autre saga de Real Robots nommé Gundam. Je ne veux lancer aucun débat sur le sujet, m’y connaissant assez mal en Gundam (je n’ai vu que Gundam Wing quand il passait sur M6 à l’époque, et Gundam 00, et pour moi ces deux séries n’ont franchement rien d’inoubliable contrairement à Macross). Néanmoins s’il y a des experts en Gundam qui passent par là et qui ont une série de cette saga à me proposer, je suis preneur!

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