Posts Tagged “Macross”
Hier, on m’a dit :
Namkca - Te souviens-tu du dernier article que tu as écris ?
Et effectivement, ça remonte. Si on met de côté le KM-T qui aura meublé mon espace web pendant plusieurs mois, il faut remonter jusqu’au mois de février pour tomber sur un billet intéressant (ou pas). Et comme je me suis fait taper sur les doigts à coup de “C’est quand que t’écris , toi, au lieu de squatter chez moi”, je me sors les doigts des fesses et les posent sur le clavier. C’est un peu sale, mais il faut ce qu’il faut.
Attention, risque de spoil légers (mais ne gachant en rien le plaisir de visionnage du film). [EDIT] Les screenshot étant vraiment de mauvaise qualité, ils ont été retirés pour pas que vous perdiez vos yeux pendant la lecture. Ils seront de retour et dans une meilleure qualité plus tard [/edit]

Macross - Ai Oboete Imasu Ka ? (ou pour les plus frenchies d’entre nous : Macross - Te souviens-tu de l’amour ?) est un film de deux heures résumant la toute première série de Macross datant de 1982. Le film est quant à lui sorti en salle en 1984. Attention, ce serait un grave erreur de penser que ce film n’est que la mise bout à bout de scènes de l’anime de base, à la façon du film Gurren Lagann ou des films Gundam (même s’ils sont un peu à part). Il s’agit ici d’un remake, et même si le scénario reste des plus fidèle à la série d’origine (à quelques exceptions près), l’aspect graphique s’en retrouve grandement amélioré, au point qu’on en vient à se poser la question “il est vraiment de 1984, ce film ?”.
L’histoire, elle n’a pas beaucoup changé depuis la toute première série : The Super Dimention Fortress Macross. Néanmoins, format de deux heures oblige, quelques parties ont forcément été occultés. Ainsi, le film prend place directement dans l’espace. Hikaru est un jeune pilote de Valkyrie, vous savez ces avions super classes qui se transforment en robots. Lors d’une attaque Zentradis (race extra-terrestre en conflit avec la Forteress-Ville de Macross) certains appareils attaquent la ville mettant en danger les civils. Lynn Minmei, une jeune pop-star en représentation au moment de cette attaque, est mise en danger mais fut sauvé grâce à Hikaru courageux, mais qui a désobéit aux ordres de sa supérieure, la stoïque Misa Hayase.
Ainsi, on y retrouve les trois points essentiels qui font le charme de tous les Macross :
- Le space-opera, assuré par les combats contre les Zentradis (mâles) et les Meltrans (femelles).
- La musique pop, assurée par Lynn Minmei.
- Le triangle amoureux, qui prend son importance vers la moitié du film.
Graphiquement, c’est un vrai régal pour les mirettes. Là où la série péchait pour certains épisodes, en grande partie à cause de l’âge avancé de cette dernière, le film n’a pas prit une ride. Les combats spatiaux, même s’ils ne prennent pas une place importante dans le film, sont tout simplement somptueux. Le combat final reste aussi impressionnant que dans la série et procure chez moi le même genre de frisson. Seul le character design semble avoir un peu vieillit, mais une fois accoutumé, on y prête plus attention. Le dernier point graphique, et non des moindres pour tous mechaphiles, est le design des-dits mechas. Et là c’est une franche réussite. Même si l’on a le droit à design similaire à celui dans la série pour ne pas perdre les fans de la première heure, il est sublimé par un animation de qualité et une dynamique impressionnante pour l’époque, et même encore pour aujourd’hui. Les Valkyries VF-01 sont plus classe que jamais.

En dehors de l’aspect graphique, Macross - Te souviens-tu de l’amour ? fait l’objet d’une mise en abîme plutôt intéressante au sein de toute la franchise Macross. Ce film a en effet été incorporé à la chronologie de Macross. Ainsi, en 2031 dans l’univers Macross, Macross - Te souviens-tu de l’amour ? est concidéré comme étant le film commémoratif de la toute première bataille de l’humanité avec une race extra-terrestre. Il est évident que c’est un élément de fan service, mais cela procure toujours un certain plaisir de comprendre la référence quand dans Macross 7, l’un des personnages se dit “Tiens, c’est comme Minmei dans le film”.
Cependant, un gros problème pointe le bout de son nez : comment résumer un série de 36 épisodes en 2h de film, tout en conservant la sémantique de série ? Impossible me diriez-vous. Et bien vous visez juste. Macross - Te souviens-tu de l’amour ? occulte deux pans importants de l’univers Macross mis en place dans la série : la découverte (la présentation des différents personnages, leur rôles, l’explication du contexte politique, en gros l’introduction) et la reconstruction (l’après). Que le film occulte la phase de reconstruction n’est pas une mauvaise chose en soit étant donné que cette phase est absente dans pratiquement tous les productions, films ou séries (et par forcément animées), mais cette phase était le petit plus de Macross qui faisait la différence, une chose qui démarquait la série des autres productions. A mes yeux, cette partie de la série représentait une plu value très importante, même si elle peut paraitre longue (mais pour citer Corti, la reconstruction c’est forcément long !). Il est donc dommage de ne pas la retrouver, ou même de ne pas l’envisager à la fin du film… Pour ce qui concerne l’introduction, son absence créé un manque. Ce manque se fait surtout ressentir pour ceux qui n’ont pas vu la série. “Pourquoi ?” fût la question la plus fréquemment posée par la personne avec qui j’ai revu ce film. On sent que l’univers derrière est richissime, mais le spectateur est directement lancé dans le bain. Pas de temps à perdre, le film ne dure que deux heures ! Par exemple : “Pourquoi Hikaru et Minmei trouvent un thon géant dans la partie du vaisseau improbable où ils sont bloqués ? Ca n’a pas de sens !” Et pourtant si. Mais pour comprendre le sens il faut avoir vu la série, et l’absurde devient logique. Je parlerai bien de la mort d’un ami d’Hikaru mais ce serait spoiler la série (et non le film, tellement cette mort est vite oubliée “Merde, il est mort, bon tant pis”).

L’ouverture de la culture “Micron” (les êtres humains) aux Zentradis est également beaucoup trop rapide. Durant la série, cette ouverture est un processus assez long, où tout est affaire d’espionnage, où les Zentradis s’infiltrent dans la forteresse spatiale humaine et sont charmés par ce qui les entoure et leur donne une bonne leçon de vie “Vous voyez, il n’y a pas que la guerre”. Dans le film, Minmei capturée chante une chanson et les Zentradis comprennent le sens de la culture. Vous trouvez ça trop facile ? Moi aussi.
La seule partie où tout est très bien rendu reste l’affrontement des trois camps, Humain (Micron), Zentradi (Mâles) et Meltran (Femelles). Là, il n’y a rien à redire. Et le final reste toujours aussi fantastique (risque de spoil élevé dans ce lien), arrivant à mêler harmonieusement les trois thèmes abordés dans Macross (space-opera, triangle amoureux et j-pop).

Au final, Macross - Te souviens-tu de l’amour ? est une franche réussite sur le plan graphique et le plan scénaristique, en reprennant habilement le scénario de la série. Mais le format de deux heures ne convient pas à l’univers Macross, qui est beaucoup trop riche. Du coup, les événements s’enchainent vite, trop vite même, et noient n’importe quel spectateur qui ne connait pas la série de base. Néanmoins, Macross est un film à voir, pour sa culture personnelle et pour le thème intéressant il aborde : on y fait pas forcément la guerre qu’avec des lasers, mais également avec la culture (ici, la culture musicale). Pour tout ceux qui ont vu la série, cette redécouverte couplée avec l’aspect graphique somptueux est toujours un réel plaisir. Pour les autres, s’ils veulent aller plus loin je ne saurais que trop les conseiller d’aller jeter un oeil du côté de la série qui est, selon moi, beaucoup plus riche et moins speed que le film.
Cadeau bonux : l’une des parties les plus jouissive de l’anime !
 
HELL YEAH !
6 commentaires »
Publié par Namkca dans Musique, tags: 5cm, Ah! Megami-sama, Beck, Blue Seed, Cowboy Bebop, Evangelion, Macross, Music, Samourai Champloo, TTGL
Décidément, je donne au blog une orientation un peu particulière ces temps-ci. Et ça ne va pas en s’arrangeant, vu que je vais encore parler musique. Oui, je vous ai déjà saoulé raconté comment un simple manga a pu changer ma vie. Ou bien ce qui m’a poussé à jouer d’un instrument au son lourd et puissant. Ou encore écrit des billets sur des animés où la musique à une place plus qu’importante. C’est gavant, n’est-ce pas? Encore et toujours de la musique. Et bien vous allez bien en reprendre un peu, non? Si si j’insiste.
Sur le principe d’un “Top 10 des -insert random topic-”, mais et sans ordre particulier, voici le top des musiques d’animés qui te font de l’effet. Mais non, pas cet effet là. Pervers. Quand je dis “faire de l’effet” je pense bien sûr à la musique qui te donne la chaire de poule, qui te fait des guilis dans le ventre, qui te fait pleurer comme une madeleine, qui te fait dresser les poils du dos tellement tu es sous tension, qui te fait écarquiller les yeux et te fait baver. Des musiques qui te foutent sur le cul, tellement elle sont bien amenées, qui… Bon je m’arrête là, je pense que vous avez saisi le principe.

Macross Plus - Voices
Ou comment apaiser mon esprit. Voices est la seule chanson non électronique de la série, et quelle chanson! C’est le genre de mélodie qui reste dans la tête. Oui, celle qu’on fredonne bien souvent sans s’en rendre compte sous la douche, dans la rue, pendant l’amour, peu importe le lieu, peu importe le moment. La chanson est signée Yokô Kanno, c’est donc du lourd comme bien souvent.
The End of Evangelion - Come, Sweet Death (Komm, Susser Tod)
Pour beaucoup, ce film n’existe pas. Je ne vais pas expliquer pourquoi vu que c’est pas du tout le but du billet, et je ne suis pas du tout le mieux placé pour en parler. D’après certains fans, seule cette chanson est sauvable dans ce dernier film (ce qui n’est pas mon avis, en tant qu’Asuka Fanboy, comment ne peut-on pas trouver son combat contre les eva series grandiose ?). La chanson dont il est question est une contradiction en elle même, une dualité qui est omniprésente dans ce film. Sa mélodie est des plus gaie alors que ses paroles sont quant à elles plutôt… sombres. Ces paroles signées Hideaki Anno, et sont chantées par Arianne (pas celle du club do, une autre). Je ne sais pas si je peux être en mesure d’expliquer “Pourquoi” cette chanson. C’est toujours compliqué d’écrire sur Eva. Mais pourquoi une mélodie si joyeuse avec des paroles si tristes?
So,
with sadness in my heart
Feel the best thing that I could do
Is end it
all and leave forever
What’s done is done it feels so bad
What once was
happy now is sad
I’ll never love again
My world is ending
Byokoso 5cm per second - One more time, one more chance
En voilà un film qu’il est bien. 5cm/s est le regroupement de 3 histoires, qui peuvent être vues séparément, bien qu’elles soient liées, sur le thème de la distance (physique, sentimentale). Personnellement, je préfère la première histoire, ce voyage en train, cette perte de la lettre, tout ça m’arrache le cœur, toujours. Mais… Cette chanson, on ne la retrouvé qu’à la fin du film. Elle vient conclure un si beau film (double sens, le film est graphiquement sublime, et les histoires sont très émouvantes) de la plus belle des façons qui soit, en rattrapant par la même occasion un 3ème film que je juge plutôt “moyen”. Tout ce qu’on peut dire de “One more time, One more chance” est : “c’est beau”.
Beck - I’ve got a feeling
Oh non, encore Beck. Juré craché que c’est la dernière fois. Enfin je crache pas parce que c’est dégueulasse. Mais sérieux. J’arrête après. “I’ve got a feeling” est une chanson des Beatles à la base, reprise dans l’anime de Beck version japonaise uniquement (les versions US et européenne disposent d’une autre chanson, surement une question de droits). Là où l’anime fait très fort, en plus de remettre au goût du jour une chanson oubliée de notre génération, c’est dans la mise en scène et dans l’entrée progressive des membres de Beck sur scène. Pour apprécier pleinement cette chanson, il faut bien entendu avoir vu l’anime et savoir que c’est “grâce” à elle que le groupe, alors explosé à ce moment là à cause de différends idiots, se reforme.
La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya - God Knows…
Je ne suis pas KyoAnitardé mental pour rien, et il fallait donc mettre God Knows ! C’est toujours un plaisir de regarder cette scène, et ce plaisir d’entendre Haruhi chanter vient en partie de la surprise occasionnée. Un peu de la même façon que Kyon, qui est plus que surprit de voir la Déesse en bunny girl sur scène à faire autre chose que d’aguicher les gens pour aller voir son film, on ne s’attend pas du tout à ce spectacle grandiose. Musicalement parlant, c’est du tout bon. Le solo de Yuki d’emblée donne le ton. La mélodie, comme les précédentes qu’on a vu, reste dans la tête. Du côté de l’animation c’est tout simplement sublime, jamais un concert n’a été aussi bien animé que celui là, ça fourmille de détails, Yuki et Haruhi utilisent leur guitare… comme de vraies guitaristes. Logique me direz-vous, mais jamais un concert n’avait eu un tel rendu d’animation dans les animes. Le mouvement des doigts, des accords, la précision des baguettes qui viennent frapper les caisses et les symballes. Juste parfait.
Ah! My GoddnesS (Movie) - Coro di Dea Megamitachi no Uta
Je n’ai que trop peu de chose à dire sur cette chanson. Sans être exceptionnelle, j’ai trouvé ça beau un tel dénouement pour un film pas si inoubliable que ça mais qui reste un agréablement moment passé, un peu comme à chaque lecture du manga ou à chaque visionnage d’un épisode du récent anime. Rien de bouleversant en somme, juste mais ça reste agréable et ça m’a étrangement marqué. Le pourquoi du comment, je ne le connais toujours pas.
Macross (Movie) - Ai Oboete imasu ka (Do you remember love)
Comment ne pas parler d’Ai Oboete Imasu ka dans ce billet ? Cette chanson tirée du film éponyme est une merveille d’immersion, de réalisation (et ce encore aujourd’hui malgré les 25 ans du film) et possède un background assez profond pour une simple chanson de “combat”. Je ne vais pas spoiler (je sais que dans mon entourage, certaines personnes n’ont toujours pas vu ce film malgré le harcélement dont ils font l’objet sur la plus célèbre messagerie électronique instantanée du monde…), mais à défaut d’avoir vu la série, regardez le film. C’est une très bonne alternative tant ce dernier est une franche réussite.
Blue Seed - Matsuri Uta
Encore une chanson apaisante, voire même assommante si on veut être un peu plus méchant. Elle est idéale pour s’endormir, le soir, l’esprit serein et vidé de tous nos tracas de cette vie de feignant que l’on doit subir. Pourquoi elle m’est spéciale ? Elle fait partie des premières musiques d’origine japonaise que je me suis procuré illégalement par p2p (aux côtés de l’opening d’Evangelion ou autre Silent Moebius). A cette époque du 56k, j’étais un privilégié et j’avais le débit assez monstrueux de 128k, en ADSL. Si.
Cowboy Bebop - Ballad of Fallen Angels & Samurai Champloo - Obokuri Eeumi
Du deux en un, tout est possible. Pourquoi je réunis ces deux titres ? Pour leur ressemblance assez frappante, c’est logique. Enfin la ressemblance se fait uniquement sur le background, donc seuls les gens ayant vu les séries peuvent faire le rapprochement vu que musicalement ces chansons sont très éloignées. Mugen, Spike, même combat, même esprit, même fougue, même chara-design assez proche, même scène de “mort” assez poignante avec le même type de flashback.
Tengen Toppa Gurren Lagann - Libera me from Hell
Du ROW ROW FIGHT THE POWER avec de l’opéra ? Musicalement parlant, c’est plutôt pauvre. N’accrochant ni au rap, ni à l’opéra en règle général, je peux considérer ce savant mélange comme étant une réussite vu à quelle puissance je prends mon pied à l’écouter (l’expression ne veut pas forcément dire quelque chose…). C’est en grande partie grâce à son association avec l’anime surpuissant qu’est TTGL que Libera me from Hell trouve sa puissance. Les scènes où cette musique est utilisée sont généralement grandioses et nous file la chaire de poule. Une des meilleure utilisation faite d’une OST dans la japanimation, à ne pas en douter.

Et pendant ce temps là, du côté du KM-T, la date limite approche à grand pas. Dimanche prochain, on aura la liste des sélectionnés ainsi que le tableau des duels à venir (qui sera fait en 30 secondes sous paint).
7 commentaires »
Publié par Namkca dans Anime, tags: Macross, Retro
C’est parti pour un tout premier article rétro ! Et comme je suis une grosse feignasse, cette semaine je vais honteusement copier l’article que j’avais rédigé sur mon ancien blog… Oui j’ai honte. Mais avant de me lancer des tomates ou divers pots de fleurs, dites-vous que ce serait fort dommage de perdre à tout jamais un texte aussi long que celui que j’avais écrit à l’époque (enfin, il y a 1 mois). Et puis il y a quelques ajouts dans le texte. Et en plus de ça, la nouvelle notoriété que Blogchan confère au blog me permet de ne plus être lu uniquement par des proches à qui j’ai honteusement spamé l’adresse de mon blog sur MSN, mais à une armée d’Anonymous otaku qui sont pour la plupart bien souvent plus calés que moi sur le sujet de mes articles. C’est bien pour ça que j’ai choisi de rester un maximum subjectif, comme ça si on me reproche de dire des conneries, je pourrais brandir l’excuse (le sac?) du “Mais ce n’est que mon avis !”.
Attaquons avec ce qui nous intéresse : l’article traitera de Macross (comme le sugère le titre), série plus connue dans nos contrées verdoyantes (de picardie) par le grand public sous le nom de Robotech. Mais nous verrons que derrière ces deux noms pour une même série, se cachent en réalité une série culte d’un côté de réalisation nippone, et une adaptation foireuse par nos amis ricains (et repris à l’identique par ces loques humaines de français) de l’autre.

On va commencer par la petite histoire, la mienne, celle de ma vie, celle qui vous passionne très certainement… pas.
J’étais encore petit lors de mon premier contact avec l’univers Macross. Ce qui est un peu normal, vu que la première série TV Macross dont il est question dans cet article est plus vieille que moi (1982-1983). A l’époque, petit collégien que j’étais, je rentrais le mercredi midi pour me poser devant la télé, devant Game One particulièrement (qui était regardable à cette époque contrairement à aujourd’hui). Game One diffusait des animés foutrement plus passionnants que la chaîne Mangas, le Club Do’ (qui ne passait plus), ou que la même chaîne aujourd’hui. Nadia, Cowboy Bebop et… Robotech pour ne citer qu’eux. Bref y a que du lourd dans ces noms. Et je suis loin de tout citer.
Robotech est le nom US et français de Macross, mais n’a rien de japonais. Ces idiots de distributeurs ont jugés bon de changer le nom de la série pour inclure 2 autres séries qui n’ont rien à voir avec Macross sous le même label « Robotech », sûrement pour faire vendre, et sous le prétexte que le même réalisateur a travaillé sur les 3 séries. Bravo, c’est très intelligent. C’est comme si l’on disait d’Anno qui a travaillé sur GunBuster a fait d’Evangelion sa suite… logique, hein. Mais bon, après tout c’est juste le nom qui a changé. C’est pas comme s’ils avaient changés des dialogues et le scénario des 3 séries pour qu’elles aient l’air un minimum cohérentes entre elles… Ah pardon ? Il l’ont fait aussi ? OH SHI– ! Heureusement que le fanboyisme autour de la Japanimation n’était pas aussi développé en occident à l’époque, j’ose à peine imaginer le lynchage qu’il y aurait eu si l’on se retrouvait dans une situation similaire aujourd’hui. Imaginons pour le fun : « Beez vous présente la 3ème saison de Gundam 00 : Code Geass ! »

Bref voilà pour la présentation de Macross dans l’hexagone. Petit résumé pour ceux qui suivent pas : Macross c’est Robotech 1ère série. Robotech 2ème et 3ème série n’ont rien à voir avec Macross. Robotech 1ère série (c’est à dire Macross) c’est foutrement bon, mangez-en.
Pour en revenir à mon histoire de petit collégien, et bien… A l’époque j’avais vraiment adoré Robotech. Ce fût ma première expérience des « real robots » (même si j’en étais pas vraiment conscient). Des avions qui se transforment en robots, un super croiseur interstellaire terrien, des « giga-lances-missiles », des canon laser de la mort, des géants qui parlent avec une voix de poupée barbie, et le pouvoir de l’amour pour sauver l’univers. Comment on peut ne pas trouver ce concept génial quand on a 12 ou 13 ans ?! Et puis ces robots géants poutrent méchament, j’étais et je reste encore aujourd’hui un grand fan des Valkyries.

Macross repose sur 3 points fondamentaux :
- Les combats spaciaux, les mechas, du bon gros space opera, en gros.
- La musique
- Le triangle amoureux
Étant jeune, les points numéro deux et trois me passaient carrément au dessus de la tête. Une histoire d’amour ? Mouais bon je vais peut-être zapper là… De la musique pour faire la guerre ? Mais c’est pas possible, la guerre on la fait avec des gros lances-missiles, des avions de combats, des canons laser PEW PEW, pas avec de la musique !
C’est un peu de cette façon que je voyais Robotech… Diffusion télévisuelle oblige, j’ai aussi loupé quelques épisodes de temps en temps (raisons étaient souvent : la piscine, le football, les visites chez mémé pour dire bonjour et pour s’assurer d’avoir une enveloppe pleine de billets verts à noël… Ne me méprisez pas, on est tous comme ça.) le scénario m’avait complétement échappé, d’autant plus qu’il est aussi plutôt compliqué à saisir quand on a que 13 ans (contexte géopolitique ? C’est quoi la péogilistik ?).
Des années plus tard, le petit collégien a bien grandit et regarde beaucoup d’anime après avoir décroché de la terre sainte japonaise (weaboo inside) pendant plusieurs années. L’année dernière, on a fêté le 25 ème anniversaire de la saga Macross avec une toute nouvelle série appelée Macross Frontier. A la fin du visionnage de cette nouvelle série, la nostalgie et la curiosité me poussa à revenir sur une des premières séries que j’ai vu dans ma jeunesse et dont il me restait de bons souvenirs. De vagues souvenirs quand même, j’étais pas très vieux et je calculais pas grand chose du scénar’ à l’époque.
Pour ceux qui ont suivit mon rapport de mattage sur MAL (y’a d’autres gens que moi qui espionnent ce genre de chose ?) vous avez dû bien comprendre que la semaine dernière était pour moi sous le signe de Macross. *EDIT : La semaine dernière d’il y a 1 mois*

Notre histoire prend ses racines dans un futur proche, en 1999 (oui, cherchez pas c’est le futur, nous sommes en 1982 n’oubliez pas !), une forteresse spatiale extraterrestre vide s’écrase sur la terre, mettant par là même fin au conflit qui faisait rage sur terre entre les hommes. L’humanité décide de s’unir sous la bannière du NU (Nations-Unis, l’équivalent de l’ONU mais avec plus de pouvoirs) et d’aménager cette forteresse spatiale pour qu’elle serve à l’humanité et pour pouvoir repousser d’éventuels assauts extraterrestres (dont l’existance ne fait plus doute). En 2009, le projet est bien avancé et la forteresse spatiale SDF-1 est prête pour son inauguration, au sein même de la ville de Macross, ville qui s’est batit autour de la forteresse entre temps. C’est à l’occasion de cette inauguration que les Zentradis, des extraterrestres humanoïdes de 15 mètres de haut, décident de lancer un assaut pour tenter de récupérer le secret que semble renfermer la forteresse. Les humains n’ont bien entendus aucune idée de ce que peut être ce secret…
Déjà, premier constat quand on regarde Macross : C’est vieux donc c’est pas très beau. On s’y fait au fur et à mesure des épisodes, mais quand même, j’ai eu du mal au début pour me remettre dans le bain “retro”. Mikimoto fait de très jolies choses, mais avec les techniques de l’époque, l’animation fait un peu mal aux yeux. Il y a aussi beaucoup de réutilisations de scènes (scène de décollage des avions, et je pense surtout l’épisode où Hikaru est à l’hôpital et où il délire : ici on a le droit pendant tout un épisode à un remontage des épisodes précédents avec de nouveaux dialogues, enfin, il délire sur son lit d’hôpital, ça peut se faire pardonner…).
Autre constat, la doublage français est complètement à la masse. Oui pour beaucoup, ça revient un peu à dire la même chose, mais de très bons doublages existent ! Bref, dans Robotech quand les lèvres ne bougent pas, les personnages parlent, et inversement… C’est assez choquant et ça a tendance à me rendre beaucoup plus tolérant avec les doublages français d’autres séries que je jugeais plutôt limites avant ça… Bref, gros débat que celui du doublage des animes, qui mériterai bien un article entier ou un top 10 (top 10 des doublages les plus fail, ou les plus réussis).
Je discerne donc ces deux gros points noirs à Macross : son visuel dû à son âge avancé, et son doublage complètement foiré… Au final, je pense qu’un Macross avec le scénario et l’intérêt de la toute première série, et avec la réalisation qu’a hérité Macross Frontier aurait donné un truc carrément jouissif. Du pur WIN.

Regarder Macross, c’est regarder une série de space opera en 4 actes qui sont…
- La découverte, déjà. C’est tout simplement l’introduction de la série, la présentation des différents personnages, leur rôles, l’explication du contexte politique, de l’histoire, l’objectif des Zentradis, la démonstration de l’armement des deux camps. En gros on dispose les pièces sur l’échiquier avant d’arriver à…
- L’affrontement. Cette partie de l’anime occupe sûrement la plus grande part. C’est celle de la guerre ouverte entre humains et Zentradis. Celle où ça se fritte avec des gros guns. Puis on a…
- L’ouverture. Elle se passe d’abord par une capture de quelques humains (nommés microns) par les Zentradis, dont Hikaru le héro et Misa Hayase font partis des victimes. C’est un choc de cultures (si j’ose dire, ceux ayant vu la série comprendront), les Zentradis sont de plus en plus intéressés par ce mode de vie, où hommes et femmes arrivent à coexister. Seulement, tous les Zentradis ne sont pas en faveur de ce rapprochement, ce qui conduit l’univers à une bataille immense se concluant par un épisode 27 absolument génialissime. Une fois la guerre fini, il y a…
- La reconstruction. Là où beaucoup de séries se seraient arrêtées à la fin de la guerre et à un épisode aussi dément que le 27, Macross continue et envisage l’avenir, l’élaboration des projets futurs à l’origine (indirectement) des prochaines séries Macross.
D’un point de vue personnel, je dirais que tout l’intérêt de Macross réside dans les deux derniers actes, et surtout l’acte numero 3, celui de l’ouverture. Durant cette partie, on en apprend beaucoup sur le mode de fonctionnement des Zentradis en observant leur réactions devant la culture humaine. Car la force de Macross est de savoir rester objectif. Même si, en tant qu’humain (si) on se sent proche de nos héros, les Zentradis ne sont pas tous présentés comme des démons, comme étant des grands hommes verts sanguinaires sans aucune stratégie, mais comme une race qui a son propre mode de fonctionnement et ses protagonistes avec leurs propres personnalités (qui peut aller du chef compétent et compréhensif au soldat tueur fou et sanguinaire…), en somme ils nous ressemblent un peu…

Mais Macross, c’est aussi une histoire de musique. On dit que la musique réchauffe les cœurs, et bien là, on est en plein dedans.
Linn Minmei est devenue chanteuse à bord de la forteresse spatiale. Elle est vite devenue une star incontournable, tournant des films, sortant moultes CDs… Quand des espions Zentradis vont découvrir cette dernière et l’existence d’une chose appelée “musique”, eux qui ne connaissent que la guerre vont se mettre à se poser des questions. Et s’il n’y avait pas que la guerre ?
Macross réussi à concilier l’art de la guerre spatiale avec de la muisque pop, sans que c’en ait l’air bizarre. Et c’est franchement une réussite, l’épisode 27, rappelez-vous de l’épisode 27 ! C’est ce genre d’épisode qui me donne la chaire de poule et qui fait briller des étoiles au fond de mes yeux ! Bon je vous accorde que c’est le fanboy qui parle… Mais quand même. Un combat des plus grandiose sur un fond sonore tout aussi génial, ça force le respect.
La musique prend donc une place importante, autant dans le scénario que dans l’OST. Toutes les OST des séries Macross et des films sont très très très bonnes, à commencer par le désormais mythique « Do you remember love » de chanté par Linn Minmei dans le film éponyme reprenant la toute première série Macross dont l’article fait l’objet. (ne cliquez sur le lien que si vous avez vu le film). Dans la version Robotech, les musiques ont été changées et sont en anglais. Avant de crier au scandal, ces chansons sont quand même à écouter, et, question de point de vue, elles ne m’ont pas dérangés plus que ça. Bien que je sois généralement concidéré comme un sal con de puriste (à juste titre la plupart du temps), j’ai trouvé que la chanson “We Will Win” collait parfaitement à l’action, au moins aussi bien que “Ai Oboete imasuka”.

Il reste un dernier point à aborder : le triangle amoureux. En premier lieu il n’est pas visible. Pendant la première moitié de l’anime, on observe surtout l’amour à sens unique qu’Hikaru (Rick Hunter en VF) voue à Minmei, qui n’est pas encore une star de la chanson à ce moment là. L’attirance est surtout physique je pense, Minmei est très belle, mais elle est aussi très conne dans la série, et fait plus figure de « fille pourrie gâtée » qu’autre chose, ce qui est assez insupportable. Le fait de ne pas voir les sentiments d’Hikaru alors qu’ils sont clairement visibles c’est franchement agaçant… Mais elle est quand même une gentille petite fille de 16 ans au début de la série (adolescence) qui grandit et évolue petit à petit vers l’âge adulte est vers plus de maturité.
Hikaru est quant à lui un jeune pilote intrépide qui vole (dans le ciel, hein) pour son bon plaisir au début de la série. Il décide de s’engager tout de même dans l’armée quand la forteresse spatiale se retrouva bien loin de la planète Terre, pour protéger la ville reconstruite et ces civiles. Les demandes de Roy Fokker, son ami militaire de longue date reconnaissant les talents de pilotes d’Hikaru y sont aussi pour quelque chose… Hikaru est le type de personnage auquel il est facile de s’identifier : en dehors de son habilité pour le pilotage, il est relativement ‘normal’, pas beaugosstrokawai, pas un génie, pas un skyzophrène moitié démon qui te casse la gueule les soirs de pleine lune… Non. Juste un type quelconque, et c’est pour ça qu’on s’y attache.
Le troisième côté de ce triangle (amoureux) est Misa Hayase (Lisa Hayes dans la VF). Numero 2 de la flotte terrienne, ce qui fait donc d’elle la supérieure hiérarchique d’Hikaru. Les premiers contacts qu’elle a avec lui sont d’ailleurs plutôt froids, chose logique vu qu’Hikaru vient tout juste d’intégrer l’armée et a du mal avec l’univers strict des militaires. Leur capture par les Zentradis au cours de la série les obligera à se rapporcher (aussi bien physique que sentimental). C’est à ce moment qu’on sent que la romance commence envelopper l’anime… avant de s’estomper pour mieux ressurgir pendant la période de la reconstruction. Misa est intelligente, belle mais ne s’intéresse qu’à son travail… Du moins c’est ce qu’on croit au début, mais on apprend qu’elle a vécût une expérience qui l’a quelque peu renfermée. J’en dis pas plus, découvrez-le !

Conclusion… Macross ça poutre. C’est vieux, le fan-service en est donc absent et ça fait du bien ! La série comporte 36 épisodes, et même si le rythme est mal dosé (il y a des épisodes chiants et lents, d’autres qui vont trop vite -cf : le mariage entre deux personnages secondaires qui est rendu presque ridicule par l’enchainement des évenements plus rapides qu’un épisode Code Geass-) on ne s’ennuie généralement pas. Macross est souvent comparé à une autre saga de Real Robots nommé Gundam. Je ne veux lancer aucun débat sur le sujet, m’y connaissant assez mal en Gundam (je n’ai vu que Gundam Wing quand il passait sur M6 à l’époque, et Gundam 00, et pour moi ces deux séries n’ont franchement rien d’inoubliable contrairement à Macross). Néanmoins s’il y a des experts en Gundam qui passent par là et qui ont une série de cette saga à me proposer, je suis preneur!
18 commentaires »
|