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Allez, soyons jeune, soyons fou, soyons original et parlons un peu manga. Ceci est mon avis totalement inutile sur une série dont tout le monde a déjà entendu parlé, qui n’est ni vieille, ni trop récente, qui n’a pas créé de buzz. Un manga et un anime dans la norme, en somme, mais qui pour moi a changé (un peu) ma vie.

Parlons donc de ce sujet qui me tient tant à cœur, parlons de musique. Comme vous avez pu le lire dans un précédent billet, certains manga et animés ont faits de moi ce musicien raté, ce bassiste exécrable, cette honte à l’un de nos cinq sens… Oui, je le cris haut et fort, je suis musicien. Et otaku, aussi. Du coup c’est avec un plaisir non dissimulé que je m’amuse à rejouer à la basse quelques thèmes, quelques musiques, quelques mélodies qui proviennent de mon impressionnante liste d’animés visionnés. Read Or Die, Air TV, et même God Knows. Et puis il y a aussi Beck. Ce nom inspire déjà quelque chose au fan de musiques qui passent pas là. Mais si vous savez, Beck, “sooooyyyy un predatoooor, I’m a loser babyyyy so why don’t you kill meee”. Ah et il y a aussi Jeff Beck que je connais un peu moins. Mais tout ça, c’est des noms connus et surtout des groupes en 3D. Nous ce qu’on veut, c’est de la 2D. Alors soit, je m’exécute.

5 garçons plein d'avenir

Beck est pour moi plus qu’un simple animé ou un simple manga. C’est une véritable révélation. Autant je dois à la Déesse Haruhi un regain de passion (en gras, en maj, en rouge et en police 72) sur les animes qui s’était estompé avec le temps, autant je dois à Beck un nombre incroyable d’heures perdues à faire vibrer les cordes de mon instrument pour produire une sorte de bruit que j’appelle “musique” (mais que les autres appelle “la ferme”). Mais avant de commencer, c’est quoi Beck ?

A la base, Beck est un manga tout moche dessiné par Harold Sakuishi. Oui, j’ai bien dit moche. Il est vrai qu’il est dur de se faire au style graphique de l’auteur sur les premiers volumes du manga, on ressent une forte inspiration américaine dans le style. Ça se sent surtout dans le fait de dessiner les lèvres de personnages, chose plutôt rare dans un manga, mais aussi par certaines expressions faciale que l’on retrouve surtout (toujours?) dans les cartoons. Et puis les personnages ont des têtes de poisson. Mais… On sent qu’il y a un truc, on ne sait pas vraiment pourquoi, mais on est attiré par l’œuvre. L’originalité graphique, ça doit être ça le truc qui attire l’œil.

Koyuki

Du côté de l’histoire, on se rend compte qu’on a affaire à un shônen des plus classiques. Yukio Tanaka, surnommé Koyuki, est un collégien tout ce qui a de plus normal. Pas franchement bon à l’école, mais pas mauvais non plus, il ne participe pas aux activités de clubs dans son collège, il sort peu, il est très introverti, écoute de la musique pop d’idoles diverses provenant surement du Hello Project. En somme, c’est un garçon banal et pas franchement intéressant. Et il en a parfaitement conscience, il se demande parfois qu’est-ce qu’il pourrait bien mettre dans son auto-biographie s’il devait un jour en écrire une. Au début du manga, Koyuki donne l’impression de se plaire dans sa petite vie morose et ennuyante. Cette impression est surtout due au fait qu’il ne se remet pas vraiment en question. Puis un soir, en rentrant, il trouve un drôle de chien en train de fuir 3 gamins armés de bâtons pour “s’amuser” avec. Drôle de chien c’est peu dire, le cleps a des cicatrices plein le corps, il est rafistolé de partout, c’en est presque flippant. Après avoir chassé les 3 mômes, Koyuki fait la connaissance du propriétaire du chien. Deux ans plus âgé que lui, les cheveux long et moitié américain, moitié japonais, Ryuusuke se révèle être un guitariste de génie, mais Koyuki ne le sait pas encore. Tout ce que Koyuki demande, c’est retourner à sa petite vie tranquille. Mais c’est sans compter sur ses retrouvailles avec Izumi, une amie d’enfance, bien décidée à le secouer un peu. Elle fait écouter à Koyuki un extrait d’une musique des Dy-Bree, un groupe en vogue. Koyuki se demandait déjà comment il pourrait réagir si c’était une musique bizarre… Mais ce fût un choc…

Beck est un manga qu’on peut apparenter au style Tranche de vie. On suit l’évolution de Koyuki dans le domaine de la musique. Là où il part de rien, il ne connait le nom que d’une seule idole de Jpop. En bref, on est proche du niveau zero de la culture musicale (j’ai rien contre la jpop, j’en écoute, mais à titre de comparaison cela reviendrait à dire que ne connaître que Naruto serait le niveau zero de la culture animé, vous me suivez ? Vous êtes donc d’accord avec moi).

Maho

Beck foisonne de personnages aussi attachants les uns que les autres et tous les présenter serait long, fastidieux, et enlèverai une partie du plaisir de les découvrir. C’est pourquoi je vais m’en tenir juste à une présentation du groupe assez sommaire.

Tanaka Yukio (Koyuki) est le personnage principal. Tout gravite autour de lui, pas de doute. Pourtant au commencement du manga ce n’est qu’un collégien parmi d’autres. Juste un garçon normal, peu actif socialement, avec peu d’ami (et pas que des bons amis), et aucune ambition, comme tous les collégiens vous me direz. Sa rencontre avec Ryuusuke va changer sa vie lorsque ce dernier va lui prêter une guitare pour qu’il essaye. Beck se voulant un minimum réaliste, nous n’aurons pas le droit à de brusques “level up” de Koyuki dans la musique. Il va en chier pour apprendre la guitare le jeune garçon, autant que dans la vraie vie. Et c’est ça qui est bon, rien n’est inné dans la musique, c’est avant tout du travail et l’auteur nous le fait bien ressentir.

Ryuusuke Minami est ce mec métisse (américano-japonais) aux cheveux longs, aux allures cool et au talent de génie que Koyuki rencontre. Plutôt mystérieux quand on y repense, il se dit ami d’enfance avec Eddy Lee, le guitariste ultra-célébre des Dy-Bree. C’est autour de lui que la plupart des mystères que le manga recelle tournent. Pourquoi le chien (Beck) est-il rapiécé de partout ? Pourquoi il joue avec Lucille, une guitare (Gibson Les Paul) criblée de balles mais qui produit un son détonnant ?

Chiba Tsunemi est le chanteur hip-hop de Beck (Mongolian Chop Squad). Sa voix est proche de Zach De La Rocha du groupe Rage Against The Machine : très funky, il sait comment foutre le feu sur scène. En dehors de la scène, c’est le même. Il a un caractère très vrai, n’hésite pas à l’ouvrir. Toujours premier pour aller faire la fête et boire ou pour se bastonner afin de protéger ses amis, c’en fait une personne vraiment attachante.

Taira Yoshiyuki, le bassiste. J’ai tout dis là non ? Bon, c’est d’accord, je vais aller un peu plus loin. Taira est le bassiste du groupe et représente la maturité par son côté posé et réfléchi. Selon moi, c’est lui qui tiens Beck sur ses épaules la plupart du temps. Son son de basse est, selon le manga, très funky et s’accorde vraiment bien avec le chant de Chiba.

Yûji Sakurai (Saku) est le premier véritable ami de Koyuki. Il intervient pour la première fois dans le manga au moment où le moral Koyuki est plus bas que terre. Ce dernier était en effet rejeté par toute sa classe et même par ses soit-disant amis (voir le phénomène ijime). Fraichement arrivé, il sympathisera avec Koyuki car ils ont cette même passion pour le rock (et plus précisément pour le groupe Dy-Bree) malgré le rejet et le dégout des autres pour Koyuki. Saku se révèle être un bon batteur et intégrera les Beck suite au départ du précédent batteur.

Et il y en a encore des tonnes personnages importants… Maho Minami, la soeur de Ryuusuke qui va pousser Koyuki à se dépasser, Saito Kenichi qui sera son professeur de musique ringard et amusant, Hiromi Matsuota…

Beck

J’ai eu “la chance” de commencer Beck par le support animé. Non pas que le manga soit mauvais, il est même excellent, mais la version anime propose une chose de plus : l’OST. Elle permet de se faire une idée plus précise sur les musiques qui parsèment le manga. Y’a pas à dire, de superbes planches avec des musiques qui collent, c’est jouissif au point de vous en donner des frissons. L’autre point marquant dans cet OST est son éclectisme. Même si le rock à la part belle, s’y côtoient plusieurs genres musicaux comme le rap (Reload), les balades romantiques (Moon On The Water), le grunge (My World Down) et même la Jpop.

Au final, je n’aurai jamais fini de crier haut et fort tout l’amour que je porte pour Beck. Véritable révélation, c’est le manga qui m’aura lancé dans la musique. Après la lecture d’un tome de Beck, mon premier réflexe a toujours été d’empoigner ma basse, d’allumer mon ampli, de respirer un bon coup et de jouer jusqu’à avoir mal aux doigts. Ce qui est un exemple très significatif de mon amûûr pour la série. Très fort, Monsieur Harold Sakuishi, vraiment. Là où c’est aussi très fort, c’est qu’avec un style graphique en marge, il nous accroche. On ne lit pas Beck, on le dévore. Le fait qu’il y ait assez peu de dialogue aidant pas mal à la réduction du temps de lecture (20 minutes environ par volume, ce qui est peu) et en fait donc une lecture rapide et agréable. Passer les 4 ou 5 premiers volumes, le manga ne cesse de monter en puissance. L’intensité de certaines scènes me donnent encore quelques frissons. brr.

Lucille

Quant au support animé, je n’ai que peu de chose à dire tant la version anime suit à la trace la trame du manga en y apportant sa touche musicale et colorée. Le visionnage de l’anime est donc loin d’être indispensable, mais reste des plus sympathique et les scènes cultes gardent le même effet de plaisir que dans le manga. La seule chose pouvant desservir l’anime est sa fin… Puisque ce dernier s’arrête là où le manga continue. C’est certain, c’est tout simplement impossible de résumer 33 volumes en 26 épisodes. D’où l’arrière-goût de trop peu. On aurait voulu une suite.

Dernier point, et non des moindres vu qu’elle va toucher en plein cœur tous les otakus radins (dont je fais partie), concerne l’édition française du manga. Cette dernière dispose d’une édition d’une franche qualité. Le papier étant ni bon, ni mauvais, le réel intérêt de la version française de Beck est assuré par les dossiers en fin de manga. Ataka (Delcourt) va beaucoup plus loin que de proposer de simples clés de compréhensions (qui sont toujours les bienvenues quelque soit le manga) ou de simplement faire la promotion d’autres séries de la même éditions. Ils nous proposent de véritables petits dossiers sur le monde de la musique rock qui nous entours. Cela peut aller de la présentation des 100 plus grands guitaristes du monde, à l’explication de la référence faite dans le manga à la 36 ème page du volume 14. Et c’est franchement agréable à lire.

Koyuki

Au final, Beck est un très bon manga tranche de vie sur le monde de la musique (et plus particulièrement de la scène rock) qui jouit d’une version anime fidèle disposant elle même d’une qualité musicale indiscutable, et d’une édition française des plus réussi. Cette série a su révéler en moi une certaine passion pour la musique, c’est donc tout naturellement que je lui porte une affection complétement démesurée.

(Merci à Beck-MCS pour les images)

Pendant ce temps là, du côté du KM-T : ça prend forme. N’hésitez pas à réagir dans les commentaires si quelque chose vous saute aux yeux !

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Enfin un premier article intimiste sur le blog ! Si vous avez une impression de “déjà-vu” en le lisant c’est normal, j’entame ma grande campagne de réécriture d’anciens articles provenant d’un lointain passé disparut. Cet article s’adresse donc à tout ceux qui ont découvert ce blog récemment.

La problématique est : Comment lier l’animation japonaise avec la musique ? C’est très simple : avec les OST. Mais je n’en parlerai pas. Je ne parlerais donc pas dans cet article de Yoko Kanno, ni de Yuki Kajiura et encore moins Joe Hisaishi, qui sont des monstres de l’OST d’animes.

Haruka's bass

Il y a 2 ans, j’ai commandé au père noël une belle basse de chez Cort couleur noyer satiné (c’est la classe de dire noyer satiné quand même… Pour tout ceux qui comme moi ne voit qu’en 16 couleurs comme les paramètres Windows par défaut : c’est une sorte de marron). Pas chère, facile à utiliser pour les débutants et possédant un son plutôt correct pour un prix “premier prix”. Enfin c’est ce que disent les critiques, moi je sais pas vraiment, je n’ai encore jamais joué à aucune autre basse…

Il y a deux ans, j’étais vraiment très content avec ce nouveau jouet qui m’aura servi pendant… Allez quoi, 3 semaines. Commencer la musique, c’est dur. Il faut être motivé, apprendre sans cesse, assouplir sa main gauche (non, le fap, ça ne sert pas dans ce cas là…), faire des exercices, travailler régulièrement, ouvrir son oreille… Bref, avant d’arrivé au point du « Wahou tu joues trop bien, t’es trop balèse, t’es mignon aussi quand on regarde bien, on couche ensemble tout de suite ou on attend que tu aies fini de jouer ? », il faut travailler encore et encore. DAMN je suis un gros feignant ! DAMN les cours de musique ça coute horriblement cher ! DAMN la basse c’est pas l’instrument le plus répandu au monde, personne dans mon entourage n’en joue et peut donc m’apprendre les bases ! ZETSUBOU SHITA ! Mais qu’est-ce qui, diable, a pu me pousser vers ce genre d’instrument maléfique, et par extension, de devoir commander au gros alcoolique vétu de rouge des contrées du nord cet engin du diable ?

Haruhi au concert d'ENOZ

Et bien… Les animes et les manga. Il y a deux ans, je lisais un manga nommé Nana. En dehors du fait que ce soit un shojo plutôt sympa bien que assez classique, l’univers dont il puise son originalité est la musique, et plus particulièrement la musique punk. Quelle désillusion quand j’ai regardé l’anime et le film, du punk ça ?! C’est juste bon à faire la première partie de X-Japan : plus pop rock tu meurs. L’avantage d’avoir lu manga en premier, c’est qu’il n’y avait pas le son… Mais attention, attention, je ne dis pas que les chansons dans Nana sont mauvaises. Je les aime bien pour la plupart, enfin on va dire pour une bonne moitié… C’est à dire celles chantées par le groupe Trapnest (le groupe rival) qui, lui, revendique haut et fort son côté pop-rock. Si les chansons des Black Stones (le groupe de Nana) sont punk, alors Franz Ferdinand est le groupe de speed metal le plus trash du monde.

Mais parlons de ce qui m’intéresse vraiment : les bassistes. Dans Nana, il y a deux groupes qui s’opposent (plus ou moins). Trapnest d’un côté, groupe pop-rock bien ancré dans le milieu de la musique, et Blast (Black Stones), groupe punk qui essaye de percer. En s’attardant un peu sur les bassistes des deux groupes, on se rend compte qu’ils sont quand même hyper classes. On a d’un côté Takumi pour Trapnest, leader du groupe, calculateur, bosseur, et même manipulateur… C’est une ordure, ce type. L’adultère fait parti de son quotidien. Mais c’est aussi l’un des personnages secondaires ayant le plus de profondeur (avec Yasu) ce qui fait que j’arrive à l’apprécier. D’un autre côté on a Shin, le jeune et con de Blast. J’aurai très bien pu dire aussi mignon et doué, ça lui va aussi. C’est un amusement de suivre ses transformations corporelles, surtout l’évolution de son nombre de percing…

Headphone + boobs + SG = EPIC WIN !

Mais ce premier choc aurait eu l’effet d’une goutte d’eau entrant en contact avec l’eau d’une baignoire, c’est à dire à peine de quoi rider l’eau, s’il n’y avait pas eu de second impact. Il se nomme Beck. Et là, on quitte le monde du shojo pour aller vers un shonen d’un style Tranche de vie et qui me permet d’observer le monde musical d’un point de vue beaucoup plus réaliste. Je réécrirais quelque chose d’ailleurs sur Beck un de ces quatres. Quoi qu’il en soit, le bassiste du groupe est Taira. Un blond (coloré, ça reste un japonais, hein), leader du groupe de part son côté réfléchi et son attitude posée, très cool et qui a un son de basse plutôt funky.

Là où pour Nana, il fallait oublié l’anime et le film, pour Beck c’est plutôt le contraire. J’ai commencé mon approche de l’univers Beck par l’anime, qui possède une OST très puissante et parfaitement dans les tons du groupe, à écouter de toute urgence pour les fans d’OST et de rock. Beaucoup de référence sont faites au vrai monde (a commencer par Eddy Lee qui me fait beaucoup pernser à Curt Cobain…) et c’est un plaisir de découvrir des choses sur le monde musical au travers le regard un jeune japonais introverti. L’anime possède quelques scénes incroyables, vous savez ce genre de scènes qui vous donne des frissons. Là en l’occurence c’est la scène du Greatful Sound où les gens se dirigent vers la scène n°3 (là où Beck joue) plutôt que de rester devant la scène n°1 où joue un groupe pop-rock pour midinette. Grâce à ce genre de scène, on en arrive à se dit « Wahou, je veux vivre la même chose un jour… ». Chose quasi-impossible à réaliser pour moi, ça demande du travail, beaucoup de travail, et encore un peu de travail. Et je suis trop feignant. Mais un jour qui sait…

Le son lourd de la basse me plait. Quitte à être dans l’ombre des guitaristes, des chanteurs, de me tenir à un rôle d’accompagnement pour toujours, j’en jouerais. Et puis qui sait, chez certains groupes, c’est le bassiste qui fait tout le charme… Non je ne pense pas du tout aux RHCP !

Bref, true story. L’animation japonaise m’a appris à aimer la musique. C’est la source de tout. ALL HAIL !

On arrive à la fin de ce billet, mais un dilême s’impose alors… Je le classe dans Musique,  dans Anime ou dans Manga ? ZETSUBOU SHITA² !

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