Yay ! Un premier article !
Installez vous bien confortablement, ce billet sera assez long et rempli de fanboyisme, et je n’ai même pas honte… Comment introduire Aria? On va le faire avec des citations toutes simples, à la façon désencyclopedie :
« Hazukashii serifu kinshi! » (Les remarques embarrassantes ne sont pas autorisées !) Aika à l’attention d’Akari.
« Regarder Aria, c’est un peu comme s’allonger dans l’herbe et contempler les nuages qui passent. L’esprit apaisé, on fait le vide et on s’amuse à rechercher des formes bizarres ou connues, tiens, celui là ressemble à un lapin ! » Moi-même à propos d’Aria.
« Merveilleux ! » Akari à propos de… A propos de tout ce qu’elle peut trouver…
Je viens de terminer la série, c’est donc avec absolument aucun recul que j’écris ces lignes. Mais c’est justement à chaud qu’on se laisse plus facilement emporter par la passion, je vais donc la laisser guider mes doigts sur le clavier.
*EDIT : En fait, j’ai mis tellement longtemps à écrire ce billet qu’on ne peut plus vraiment dire que c’est « à chaud »*

Au 24ème siècle, l’homme a aménagé la planète Mars pour la rendre habitable. Il a donc fait fondre les calottes glacières se trouvant aux pôles, générant ainsi de l’eau. Cependant une légère erreur de calcul entrainera le recouvrement presque entier de la planète (à 90%). C’est donc tout à fait originalement que la planète Mars fut renommée Aqua. Et sur cette nouvelle planète Aqua, de nouvelles villes se sont bâtit, parfois originales, parfois ce sont des des répliques quasi-identiques à d’autres villes que l’on peut connaître sur Terre (renommée Man-Home). Ainsi, la série se passe dans la ville de Neo-Venezia, réplique de la splendide ville de… aller c’est pas dur vous allez trouver… oui c’est ça! La ville de Venise. Et qui dit Venise, dit gondoles, dit de l’eau partout dans les rues, dit circuit touristique immense. C’est dans ce contexte qu’on va suivre l’évolution d’Akari Mizunashi, une apprentie gondolière (appelées Ondines) au sein de la Aria Company, une des 3 grandes sociétés de gondolières de la ville. Les autres grandes compagnies sont Himeya (où l’on suivra Aika, amie d’Akari qui s’entraine avec) et Orange Planet (où l’on retrouvera Alice, une autre amie d’Akari). Toutes ces sociétés ont la particularité d’être représentées par des chats (qui s’occuperont de l’aspect humoristique d’Aria). On suit donc au cours de la série l’entrainement et l’évolution d’Akari, d’Aika et d’Alice en tant qu’apprenties Ondines.
Cet anime est purement du style Slice of Life (ou Tranche de vie) et ne conviendra certainement pas à tous ceux qui sont en quête d’action dans l’animation japonaise. C’est une série très calme où le contemplatif prime sur la surenchère d’action qu’on retrouve dans nos shonen préférés, ou de retournements WTFesque des animés récents à la Death Note ou Code Geass. Ici le ton est donné, installez vous confortablement dans votre siège ou allongez vous dans votre lit et laissez-vous transporter par le voyage initiatique d’Akari et ses deux amies Aika et Alice. Elles vont vous apprendre à apprécier les choses simples de la vie, chaque épisode entrainant une ou plusieurs découvertes merveilleuses que la ville de Neo-Venezia offre. Non ici le mal n’existe pas, tous les jours sont fabuleux, même quand il pleut. On pourrait trouver cela niais, après tout, un monde où tout va bien, on a l’impression d’être dans un épisode des Bisounours… Mais le but d’Aria n’est pas de faire réfléchir sur la grande question de la vie, de l’univers et du reste (42), mais de nous faire profité d’un (merveilleux) voyage, nous en mettre plein les mirettes en gros. Il n’est donc pas rare qu’après un épisode d’Aria, en sortant de chez soi on s’extasie devant le premier cailloux venu.

Aria se compose de 3 saisons et d’un OAV :
- Aria the Animation (13 épisodes) 2005
- Aria the Natural (26 épisodes) 2006
- Aria the OAV ~Arietta~ (1 OAV) 2007
- Aria the Origination (13 épisodes) 2008
Le tout se basant sur l’œuvre originale d’Amano Kozue.
La première saison est trouvable en fansub (anglais ou français), la seconde également mais uniquement en vosta (mais si l’anglais vous rebute, sachez qu’il n’est pas compliqué, la preuve j’ai réussi à suivre la seconde saison sans utiliser de dictionnaire !) quant à la troisième saison, elle est disponible en DvD en France chez Kaze, et l’OAV sera distribué avec le tome 8 du manga.
Que dire à part que c’est très décevant de la part de Kaze qu’ils ne sortent que la troisième saison dans nos contrées et pas la première ni la deuxième. Non pas qu’elles soient indispensables pour comprendre l’histoire, après tout c’est du Slice of Life pur et dur, mais distribuer la saison 3 sans les deux premières est très étrange et risque d’en perdre plus d’un… La faute aux fansubs déjà existants qui empêcheraient toute rentabilité sur une série trop peu connue et trop peu “commerciale” en France? La faute à Kaze qui n’a pas les corones de tout sortir et s’en tient à une seule saison (la meilleure, accessoirement) pour un prix quand même très onéreux? La faute aux fans qui ne sont pas prêt à acheter des coffrets de leur séries préférés pour faire avancer le marché de l’animation japonaise dans le bon sens et préfèrent regarder leurs fansubs dans la plus parfaite illégalité? Un peu des trois je dirais. Dans un monde parfait, les fansubs arrêteraient leur travail sur une série une fois la licence acquise (ce qui est souvent le cas heureusement, mais pas toujours, et il y a aussi le problème des sites tiers qui distribuent des animes licenciés sans l’accord de ces honnêtes teams qui ont pourtant arrêtés leur diffusion), les DvD d’anime seraient moins cher et plus abondants et les fans sauraient qu’en achetant les DvD de leurs séries préférés ils aident indirectement à la promotion de l’animation japonaise dans notre bô pays.
Enfin là je m’écarte carrément du sujet d’origine qu’est Aria…

Alors, pourquoi aime-t-on Aria s’il n’y a que trop peu d’action et trop peu de réflexion à faire autour de la série? Et bien, on aime avant tout ses promenades dans ses paysages… Même s’il ne faut pas forcément une technique d’animation très poussée pour Aria, le tout reste des plus honnêtes. Les paysages sont tous superbes et sont très immersifs : on voudrait y être, passer du monde de la 3D à celui de la 2D. Les bâtiments sont très détaillés, on reconnaît Venise de maintenant au travers Neo-Venezia (enfin, je n’y ai personnellement jamais été, mais j’ai déjà vu des cartes postales, si si!), on visite Neo-Venezia avec le parcourt initiatique d’Akari, on découvre avec elle les secrets que cache cette cité. En bref, l’objectif est rempli pour une série qui se veut relaxante et contemplative. L’autre point graphique où Aria rempli parfaitement son rôle est le chara-design. Sans être absolument fabuleux (on est loin d’un KyoAni quand même et je trouve certains profils bizarres), il est des plus honnête et les filles mises en rôles sont toutes très belles, à leur façon. Je dis bien à leur façon, parce que dans Aria il n’y aucune exagération physique ayant pour vocation (in)avouée la recherche de toujours plus de moe (boobs, loli tsundere… J’en passe). Toutes les filles ont leurs charmes et savent nous charmer, naturellement.

Tiens, les personnages, puisqu’on en parle, voici une rapide présentation. Le but n’étant pas de spoil, je vais donc éviter de m’attarder sur des détails révélant une quelconque intrigue de la série (je vous vois déjà en train de rire à propos des mots « spoil » et « intrigue » dans Aria !).
Aria Company
Akari Mizunashi est l’héroïne de cette ballade qu’est Aria, et elle est pour ainsi dire ma « favorite ». Favorite est un grand mot, car il n’y a pas vraiment de compétition entre les 3 apprenties que nous suivrons tout au long de l’histoire, mais le seul adjectif qui me vient en tête pour la définir est « merveilleuse ». Bon, il y a aussi « gentille », « attentionnée » et quelque peu « niaise » dans sa façon de réagir… Toujours avide d’en apprendre plus sur la ville de Neo-Venezia, elle s’émerveille souvent, parfois pour un rien…
Alicia Florence est quant à elle la supérieure d’Akari dans la Aria Company, c’est elle qui supervise son entrainement. Que dire d’elle ? Aussi généreuse et gentille qu’Akari, beaucoup sont déjà sous son charme. Elle garde en elle un petit côté mystérieux, presque irritant (pauvre Akari qui aura passé un épisode complet à lui poser une seule question, pour qu’elle ne réponde qu’à la fin !) mais qui fait également son charme. Et quand elle se dévoile, elle est des plus craquante (voir l’épisode de la saison 3 où elle se dévoile à Alice).
Himeya
Aika S. Granzchesta est la première amie apprentie Ondine qu’Akari se fait en arrivant sur Aqua. Le caractère d’Aika est en quelques sorte l’opposé de celui d’Akari. Très terre à terre, elle ne se laisse émerveiller par quoi que ce soit sous aucun prétexte, et rappelle souvent Akari au monde réel lorsqu’elle est partie dans son délire « c’est merveilleux ».
Akira E. Ferrari est sa superviseuse (ça se dit?) au sein de la Himeya. Travailleuse, et plutôt sévère, elle ressemble de ce côté ci à Aika, que cette dernière dit détester… En fait, une relation complexe existe entre Aika et Akira…
Orange Planet
Alice Carroll est une kohai d’Akari et d’Aika, mais ça ne veut pas dire pour autant qu’elle est la plus éloignée du titre de Prima. Elle est en effet très forte lorsqu’il s’agit de naviguer une gondole, mais dispose d’un tempérament plutôt solitaire, voir carrément renfermé. Ce qui lui pose quelques légers soucis, la formation d’Ondine se rapprochant de celle de guide touristique, vous avez vite fait de faire le rapprochement…
Athena Glory est sa supérieure, et contrairement à Alicia et à Akira où on peut dire de leurs caractères qu’ils déteignent sur leurs apprenties respectives, Athena ne ressemble en rien à Alice. Très maladroite, l’air idiot et complètement à l’ouest, elle en fait même honte à Alice…

Côté musique, on peut dire qu’elles sont à l’image de la série : parfaitement reposantes. Les musiques d’ambiance, l’OST, souvent au piano et à la guitare sèche, rappelle l’écoulement de l’eau au fils les canaux de la cité d’Aqua. Ce sont de très belles musiques parfaitement en accord avec le reste de la série; il ne faut donc pas s’attendre à un quelconque sursaut musical, pas de scène d’action sur fond de techno ou de metal (on en est même très loin), non, juste une mélodie reposante et enivrante, notamment avec les chants d’Athena (chantés par la regrettée Kawai Eri) très doux, un plaisir pour les oreilles. Les Opening et Ending sont dans les mêmes tons. On a d’ailleurs le droit à chaque début d’épisode à un Opening original, dans le sens où même si la musique reste la même d’un épisode à l’autre, le contenu video lui change. C’est d’ailleurs lui qui donne le ton général de l’épisode, couplé au petit discours d’Akari précédant l’opening. En bref, avec Aria j’ai appris à ne plus sauter les opening. Les Ending sont, quant à eux, beaucoup moins originaux mais ils n’en demeurent pas moins superbes.
Poétique, contemplatif, féérique… Bref, ça doit être un peu chiant à la longue, non ? Et bien pas vraiment. Quand on aime le genre Slice of Life, on se rend compte qu’un des traits caractéristiques du genre est l’humour. Azumanga Daioh, Lucky Star, Minami-ke, NieA_7, et même Genshiken, tous ces titres ont joué la carte de l’humour (à plus ou moins forte dose). Et bien en ce sens, Aria n’est pas une série si différente des autres. L’essentiel de l’humour est assuré par les chats, et surtout le Président Aria. On aime ou on aime pas, certaines situations sont parfois ridicules mais à la longue on s’y attache vraiment. C’est à vous de voir.
L’autre point comique de la série est le passage en mode SD des personnages. Chaque personnage a son propre SD qui illustre un trait de caractère qui ressort du personnage.

Pour conclure ce premier vrai billet de 2009, je dirais qu’Aria est comme une boite de chocolat. Imaginez une boite de 52 chocolats fondants/croquants/au lait/(insérez ici votre chocolat préféré), à chaque bouchée on regarde le suivant et on se dit « Allez, un dernier, c’est tellement agréable ». On est bien triste une fois la boite vide… Mon conseil : Y aller avec modération ! Ne faites pas comme moi qui les ai enchainés beaucoup, beaucoup, [...], beaucoup trop vite…
Bon et puis l’avantage de la série Aria, c’est qu’elle ne fait pas grossir, elle.

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