Paris Manga - Point de vue d’un campagnard
Publié par Namkca dans Convention, tags: Convention, Paris Manga, RetroAvant de commencer, je tiens à faire part de ma quasi-absence d’expérience des conventions. Non ce Paris Manga n’était pas une sorte de dépucelage, bien qu’habitant une province paumée entre deux métropoles (une le lieu saint des ch’tis, l’autre celui des râleurs et des mauvais conducteurs), les conventions par chez moi, c’est niet. Du coup, il faut bouger si l’on veut assister à une convention, même si l’idée de créer une petite convention Japanime conviviale sur Amiens avec l’association Wa-futsu serait assez tentante… Il reste à savoir si les fans, les stands seraient au rendez-vous.
Quelles sont mes expériences en terme de convention? Japan Expo 2007, Japan Expo 2008, et… C’est tout. J’ai bien failli faire une fois l’Epitanime en 2006, c’est à dire l’année où la Japan Expo avait été annulée, mais une fois sur Paris, après deux longues heures de queue pour n’être qu’à la moitié de la file, nos estomacs ont décidés de diriger nos pieds vers un restaurant japonais tenu par des chinois plutôt que vers la convention. Convention qui devait être relativement bondée puisque tous les otaku étaient déçus de ne pas avoir leur Japan Expo adorée, ont alors dû se décider de se jeter sur les autres conventions.

Mais revenons à l’essence même de l’article : Paris Manga, c’était comment le dimanche ?
Oui, uniquement le dimanche, la vie parisienne coûte cher (argument de faux-fan radin), et au final, sans vraiment participer aux activités il est vrai, on en a quand même vite fait le tour. Que retenir de Paris Manga ? Du monde, beaucoup de monde, du HK (contre-façons), des achats et quand même beaucoup de fun (ceci étant plus dû aux gens avec qui j’étais qu’à la convention elle même, malheureusement).Voici le résumé de ma journée.
6h15, le réveil sonne. On a pas idée de mettre son réveil à cette heure-ci, un dimanche en plus. Je le coupe, par réflexe conditionné, puis me rendors. Non mais. 6h17, c’est la Nintendo DS qui sonne, j’ai prévu le coup quand même en la mettant hors de portée, m’obligeant à me lever. Ca fait quand même un peu geek de se faire réveiller par sa console de jeu, mais il faut ce qu’il faut. Une fois le plus dur accompli, à savoir se lever dans un grognement typiquement geek-otaku-nolife-picard, il faut se préparer en vitesse pour aller chercher T. et l’emmener à la gare, dont on ignore tous les deux l’emplacement vu qu’on a décidé de le prendre non pas à Amiens, mais à Longueau pour éviter les frais de parking. On se retrouve donc à 5 dans un compartiment à se raconter des débilités, des trucs de geek, des O RLY?! ou de se remémorer les Instants KamiKaze (IKK) de Nolife pendant une heure.
Une fois dans le metro, on observe un peu les gens en se posant des tonnes de questions existentielles. Il a une tronche à aller en convention ce type, non? Pourquoi la jupe de cette fille est si longue? Pourquoi il se promène en ville déjà déguisé ce con? Pourquoi n’y a t’il pas de M&N’s rose? C’est un peu le choc des cultures dans le metro. D’un côtés les gens normaux, ceux qui parlent français, et de l’autre, les autres qui parlent le waponais. Ce sont généralement des petites poufs de 14-15-16 ans, écoutant leur groupe de Visual Rock préféré à fond sur leur portable (de quoi saigner des oreilles, parce que d’une part le visual rock c’est quand même assez pourri, d’autre part écouter n’importe quelle musique sur un portable, on frole le niveau zero de la qualité sonore). Un savant mélange de pouf-weshwesh que je ne supporte déjà pas, avec de la kikoolol-attitude jeveuxvivreaujaponsaytropbien typiquement weabootienne. Si vous n’avez pas compris la phrase précédente, considérez-vous comme normal, et quittez ce blog.
Arrivé avec la masse d’otaku/weaboo, on se moque déjà de la file d’attente. Ahah on est plus malins nous, on a des pré-ventes nous. Co-comment? C’est la file pour les pré-ventes ça? Et bien j’aimerai pas être un sans-billet. D’ailleurs dans notre groupe, une personne n’avait pas de billet et nous quitte donc pour aller dans une autre file. On se moque un peu d’elle. Mais devinez qui est rentré avant nous? Et si… Dans la file d’attente, je rencontre WEdnesday, un haruhiiste tout comme moi, qui était avec quelques fans Type-Mooniens. Petite discutions sur “C’est comment dedans, y’a du HK?” et sur Haruhi, puis il est temps de rentrer. La file d’attente fut agréablement courte j’ai trouvé (dit celui qui n’a que la Japan Expo comme référence). Une fois rentrés, c’est quand même relativement agréable de se promener. Pas que ce soit complètement vide autour de nous, mais on ne se marche pas encore sur les pieds. On commence à faire le tour d’un peu tous les stands, prendre nos marques, repérer qui sont les méchants vendeurs de HK et les gentils éditeurs. Certains ne peuvent plus empêcher leur instincts d’acheteur compulsif ne peuvent s’empêcher d’ouvrir leur porte-feuille et d’acheter dès qu’ils voyaient un truc kewl. Je décide de remettre mes achats pour plus tard. Je me voyais mal me trimballer des sacs remplis de DVD ou de figurines pendant toute la journée. Il ne faudrait pas faire la même connerie qu’à la Japan Expo où j’avais du mal à tenir tous mes sacs dans une main sans qu’ils ne me coupent la circulation sanguine en moins de 5 minutes.
Conclusion sur les exposants ? Beaucoup trop de HK encore. Et il y a de quoi s’insurger quand on tombe sur un porte-monnaie Haruhi Suzumiya tagué… Asakura. Que faire pour lutter contre le HK? A notre échelle de fan, on n’y peut pas grand chose. C’est aux organisateurs de faire quelque chose, de dire NON CASSEZ-VOUS à ces stands. On aura beau pointer du doigt cette fraude, la dénoncer, si les autorités ne font rien, tout ce que le fan mûr et réfléchi pourra faire ne restera que du vent.
Autre conclusion, et là je remets un peu en cause l’organisation, et ça concerne toujours un peu le HK, : les stands des éditeurs n’étaient pas assez mis en valeur, et étaient pour la plupart coincés entre des stands de HK. Et ça, c’est un des grands maux des conventions. Autant à une Japan Expo, même si les stands des éditeurs et de HK sont proches, la différence est visible et on arrive bien délimiter les différents types de stands, autant ici les stands des éditeurs ressemblaient à n’importe quel stand (HK inclus). Du coup, les personnes non-initiés et qui pensent que tout ce qu’il y a à vendre en convention est garanti 100% légal (aller quoi, ça doit représenter 75% des gens?), ne voient pas la différence entre les stands.
Mais revenons sur une note un peu plus joyeuse, cette journée fut sous le signe de l’Instant KamiKaze. C’est en effet sans honte aucune qu’on s’est moqué des cosplayeurs en leur posant la question qui tue et qui vexe : “Wahou bien fait ton cosplay, c’est Dragon Ball ?”, ou en demandant aux gens qui jouent au Mah-jong “Qui gagne la partie de dominos”. Bien souvent, ça rigolait (ouf! des cosplayeurs avec du second degrès !), d’autres fois ça se retournait véxé. Du bon gros private joke, bien gras, mais bien marrant. Essayez vous aussi en convention. Poilade assurée.
Le bilan de cette journée fût donc assez positif, je regrette juste de n’avoir participé à aucune activité.
Quelques remarques en vrac :
- Les projections d’animés au milieu de la foule c’est moyen. Surtout quand ils sont en VF et sans aucun sous-titres : on entend que dalle et donc on comprend rien. Les chaises des projections étaient juste bonnes pour reposer ses pieds 5 minutes après avoir piétinné. C’est dommage, j’étais pourtant curieux de voir ce que pouvait donner Gurren Lagann en VF.
- Les gens de la maison d’edition Asuka sont vraiment très sympathiques. J’ai discuté avec din (la dame qui s’occupe des jaquettes de vos manga favoris) que je connaissais depuis quelques années sur IRC (enfin, il serait plus juste de dire qu’on lurkait ensemble le même chan IRC) sur un channel dédié à… Naruto. Mais non, Naruto n’est pas le mal absolu voyons !
- J’ai pu questionner un vendeur de chez Kaze sur deux séries que je porte dans mon coeur, à savoir La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya et Aria :
(Moi) - Quel sera le goodies du prochain et dernier coffret de la Mélancolie d’Haruhi Suzumiya ? Pour quelle date est-il prévu ?
(Vendeur) - Pour le goodies, on attend toujours la réponse de Kadokawa. On leur a soumis quelques propositions mais nous n’avons toujours pas eu de réponse. C’est aussi pour ça aussi qu’on ne peut pas savoir pour quand on pourra le sortir.
(Moi) - Vous avez sorti Aria the Origination, c’est à dire la saison 3 de la série, mais pas les 2 précédentes saisons, pourquoi ? Les saisons 1 et 2 (Aria the Animation et Aria the Natural) sont-elles prévues ?
(Vendeur) - On nous a permi d’avoir les droits pour une série exclusive qui venait juste de se terminer au Japon, donc on a sauté sur l’occasion. Les saisons 1 et 2 d’Aria sont normalement prévues.
- En ce qui concerne les achats, j’ai été relativement sage pour une fois pendant cette convention. Je ne suis reparti qu’avec le coffret collector Declic Image de Macross (je vais pouvoir les revoir en VO, cette fois) qui ne m’aura couté que 15 euros (une misère pour ce que c’est), ainsi que le coffret DVD contenant les trois premiers films Gundam (chez Beez) pour 30 euros. Que des trucs rétro. A noter qu’on pouvait se procurer sur le stand de Declic Image les coffrets de la Collection Gold (Cowboy Bebop) si on les a loupé en kiosque, mais pour le prix d’un coffret normal (30 euros chez Declic). Ce qui fait que ça faisait un peu cher pour ce que c’est à mon avis. Il y avait aussi des coffrets en vente de cette même collection ne sont prévu que pour dans 1 ou 2 mois pour les abonnés (j’ai vu Paranoïa Agent).
Pour finir… Ce fut une sympathique journée. Mais la convention en elle-même tend à devenir une petite Japan Expo (enfin, c’est ce que j’ai ressenti), mais j’espère que ce succès au niveau du nombre de visiteurs arrivera à faire venir quelques invités de marques, parce que ce dimanche ça manquait franchement !
Bulletins (RSS)