En avant vers le passé, Macross contre Robotech!
Publié par Namkca dans Anime, tags: Macross, RetroC’est parti pour un tout premier article rétro ! Et comme je suis une grosse feignasse, cette semaine je vais honteusement copier l’article que j’avais rédigé sur mon ancien blog… Oui j’ai honte. Mais avant de me lancer des tomates ou divers pots de fleurs, dites-vous que ce serait fort dommage de perdre à tout jamais un texte aussi long que celui que j’avais écrit à l’époque (enfin, il y a 1 mois). Et puis il y a quelques ajouts dans le texte. Et en plus de ça, la nouvelle notoriété que Blogchan confère au blog me permet de ne plus être lu uniquement par des proches à qui j’ai honteusement spamé l’adresse de mon blog sur MSN, mais à une armée d’Anonymous otaku qui sont pour la plupart bien souvent plus calés que moi sur le sujet de mes articles. C’est bien pour ça que j’ai choisi de rester un maximum subjectif, comme ça si on me reproche de dire des conneries, je pourrais brandir l’excuse (le sac?) du “Mais ce n’est que mon avis !”.
Attaquons avec ce qui nous intéresse : l’article traitera de Macross (comme le sugère le titre), série plus connue dans nos contrées verdoyantes (de picardie) par le grand public sous le nom de Robotech. Mais nous verrons que derrière ces deux noms pour une même série, se cachent en réalité une série culte d’un côté de réalisation nippone, et une adaptation foireuse par nos amis ricains (et repris à l’identique par ces loques humaines de français) de l’autre.

On va commencer par la petite histoire, la mienne, celle de ma vie, celle qui vous passionne très certainement… pas.
J’étais encore petit lors de mon premier contact avec l’univers Macross. Ce qui est un peu normal, vu que la première série TV Macross dont il est question dans cet article est plus vieille que moi (1982-1983). A l’époque, petit collégien que j’étais, je rentrais le mercredi midi pour me poser devant la télé, devant Game One particulièrement (qui était regardable à cette époque contrairement à aujourd’hui). Game One diffusait des animés foutrement plus passionnants que la chaîne Mangas, le Club Do’ (qui ne passait plus), ou que la même chaîne aujourd’hui. Nadia, Cowboy Bebop et… Robotech pour ne citer qu’eux. Bref y a que du lourd dans ces noms. Et je suis loin de tout citer.
Robotech est le nom US et français de Macross, mais n’a rien de japonais. Ces idiots de distributeurs ont jugés bon de changer le nom de la série pour inclure 2 autres séries qui n’ont rien à voir avec Macross sous le même label « Robotech », sûrement pour faire vendre, et sous le prétexte que le même réalisateur a travaillé sur les 3 séries. Bravo, c’est très intelligent. C’est comme si l’on disait d’Anno qui a travaillé sur GunBuster a fait d’Evangelion sa suite… logique, hein. Mais bon, après tout c’est juste le nom qui a changé. C’est pas comme s’ils avaient changés des dialogues et le scénario des 3 séries pour qu’elles aient l’air un minimum cohérentes entre elles… Ah pardon ? Il l’ont fait aussi ? OH SHI– ! Heureusement que le fanboyisme autour de la Japanimation n’était pas aussi développé en occident à l’époque, j’ose à peine imaginer le lynchage qu’il y aurait eu si l’on se retrouvait dans une situation similaire aujourd’hui. Imaginons pour le fun : « Beez vous présente la 3ème saison de Gundam 00 : Code Geass ! »

Bref voilà pour la présentation de Macross dans l’hexagone. Petit résumé pour ceux qui suivent pas : Macross c’est Robotech 1ère série. Robotech 2ème et 3ème série n’ont rien à voir avec Macross. Robotech 1ère série (c’est à dire Macross) c’est foutrement bon, mangez-en.
Pour en revenir à mon histoire de petit collégien, et bien… A l’époque j’avais vraiment adoré Robotech. Ce fût ma première expérience des « real robots » (même si j’en étais pas vraiment conscient). Des avions qui se transforment en robots, un super croiseur interstellaire terrien, des « giga-lances-missiles », des canon laser de la mort, des géants qui parlent avec une voix de poupée barbie, et le pouvoir de l’amour pour sauver l’univers. Comment on peut ne pas trouver ce concept génial quand on a 12 ou 13 ans ?! Et puis ces robots géants poutrent méchament, j’étais et je reste encore aujourd’hui un grand fan des Valkyries.

Macross repose sur 3 points fondamentaux :
- Les combats spaciaux, les mechas, du bon gros space opera, en gros.
- La musique
- Le triangle amoureux
Étant jeune, les points numéro deux et trois me passaient carrément au dessus de la tête. Une histoire d’amour ? Mouais bon je vais peut-être zapper là… De la musique pour faire la guerre ? Mais c’est pas possible, la guerre on la fait avec des gros lances-missiles, des avions de combats, des canons laser PEW PEW, pas avec de la musique !
C’est un peu de cette façon que je voyais Robotech… Diffusion télévisuelle oblige, j’ai aussi loupé quelques épisodes de temps en temps (raisons étaient souvent : la piscine, le football, les visites chez mémé pour dire bonjour et pour s’assurer d’avoir une enveloppe pleine de billets verts à noël… Ne me méprisez pas, on est tous comme ça.) le scénario m’avait complétement échappé, d’autant plus qu’il est aussi plutôt compliqué à saisir quand on a que 13 ans (contexte géopolitique ? C’est quoi la péogilistik ?).
Des années plus tard, le petit collégien a bien grandit et regarde beaucoup d’anime après avoir décroché de la terre sainte japonaise (weaboo inside) pendant plusieurs années. L’année dernière, on a fêté le 25 ème anniversaire de la saga Macross avec une toute nouvelle série appelée Macross Frontier. A la fin du visionnage de cette nouvelle série, la nostalgie et la curiosité me poussa à revenir sur une des premières séries que j’ai vu dans ma jeunesse et dont il me restait de bons souvenirs. De vagues souvenirs quand même, j’étais pas très vieux et je calculais pas grand chose du scénar’ à l’époque.
Pour ceux qui ont suivit mon rapport de mattage sur MAL (y’a d’autres gens que moi qui espionnent ce genre de chose ?) vous avez dû bien comprendre que la semaine dernière était pour moi sous le signe de Macross. *EDIT : La semaine dernière d’il y a 1 mois*

Notre histoire prend ses racines dans un futur proche, en 1999 (oui, cherchez pas c’est le futur, nous sommes en 1982 n’oubliez pas !), une forteresse spatiale extraterrestre vide s’écrase sur la terre, mettant par là même fin au conflit qui faisait rage sur terre entre les hommes. L’humanité décide de s’unir sous la bannière du NU (Nations-Unis, l’équivalent de l’ONU mais avec plus de pouvoirs) et d’aménager cette forteresse spatiale pour qu’elle serve à l’humanité et pour pouvoir repousser d’éventuels assauts extraterrestres (dont l’existance ne fait plus doute). En 2009, le projet est bien avancé et la forteresse spatiale SDF-1 est prête pour son inauguration, au sein même de la ville de Macross, ville qui s’est batit autour de la forteresse entre temps. C’est à l’occasion de cette inauguration que les Zentradis, des extraterrestres humanoïdes de 15 mètres de haut, décident de lancer un assaut pour tenter de récupérer le secret que semble renfermer la forteresse. Les humains n’ont bien entendus aucune idée de ce que peut être ce secret…
Déjà, premier constat quand on regarde Macross : C’est vieux donc c’est pas très beau. On s’y fait au fur et à mesure des épisodes, mais quand même, j’ai eu du mal au début pour me remettre dans le bain “retro”. Mikimoto fait de très jolies choses, mais avec les techniques de l’époque, l’animation fait un peu mal aux yeux. Il y a aussi beaucoup de réutilisations de scènes (scène de décollage des avions, et je pense surtout l’épisode où Hikaru est à l’hôpital et où il délire : ici on a le droit pendant tout un épisode à un remontage des épisodes précédents avec de nouveaux dialogues, enfin, il délire sur son lit d’hôpital, ça peut se faire pardonner…).
Autre constat, la doublage français est complètement à la masse. Oui pour beaucoup, ça revient un peu à dire la même chose, mais de très bons doublages existent ! Bref, dans Robotech quand les lèvres ne bougent pas, les personnages parlent, et inversement… C’est assez choquant et ça a tendance à me rendre beaucoup plus tolérant avec les doublages français d’autres séries que je jugeais plutôt limites avant ça… Bref, gros débat que celui du doublage des animes, qui mériterai bien un article entier ou un top 10 (top 10 des doublages les plus fail, ou les plus réussis).
Je discerne donc ces deux gros points noirs à Macross : son visuel dû à son âge avancé, et son doublage complètement foiré… Au final, je pense qu’un Macross avec le scénario et l’intérêt de la toute première série, et avec la réalisation qu’a hérité Macross Frontier aurait donné un truc carrément jouissif. Du pur WIN.

Regarder Macross, c’est regarder une série de space opera en 4 actes qui sont…
- La découverte, déjà. C’est tout simplement l’introduction de la série, la présentation des différents personnages, leur rôles, l’explication du contexte politique, de l’histoire, l’objectif des Zentradis, la démonstration de l’armement des deux camps. En gros on dispose les pièces sur l’échiquier avant d’arriver à…
- L’affrontement. Cette partie de l’anime occupe sûrement la plus grande part. C’est celle de la guerre ouverte entre humains et Zentradis. Celle où ça se fritte avec des gros guns. Puis on a…
- L’ouverture. Elle se passe d’abord par une capture de quelques humains (nommés microns) par les Zentradis, dont Hikaru le héro et Misa Hayase font partis des victimes. C’est un choc de cultures (si j’ose dire, ceux ayant vu la série comprendront), les Zentradis sont de plus en plus intéressés par ce mode de vie, où hommes et femmes arrivent à coexister. Seulement, tous les Zentradis ne sont pas en faveur de ce rapprochement, ce qui conduit l’univers à une bataille immense se concluant par un épisode 27 absolument génialissime. Une fois la guerre fini, il y a…
- La reconstruction. Là où beaucoup de séries se seraient arrêtées à la fin de la guerre et à un épisode aussi dément que le 27, Macross continue et envisage l’avenir, l’élaboration des projets futurs à l’origine (indirectement) des prochaines séries Macross.
D’un point de vue personnel, je dirais que tout l’intérêt de Macross réside dans les deux derniers actes, et surtout l’acte numero 3, celui de l’ouverture. Durant cette partie, on en apprend beaucoup sur le mode de fonctionnement des Zentradis en observant leur réactions devant la culture humaine. Car la force de Macross est de savoir rester objectif. Même si, en tant qu’humain (si) on se sent proche de nos héros, les Zentradis ne sont pas tous présentés comme des démons, comme étant des grands hommes verts sanguinaires sans aucune stratégie, mais comme une race qui a son propre mode de fonctionnement et ses protagonistes avec leurs propres personnalités (qui peut aller du chef compétent et compréhensif au soldat tueur fou et sanguinaire…), en somme ils nous ressemblent un peu…

Mais Macross, c’est aussi une histoire de musique. On dit que la musique réchauffe les cœurs, et bien là, on est en plein dedans.
Linn Minmei est devenue chanteuse à bord de la forteresse spatiale. Elle est vite devenue une star incontournable, tournant des films, sortant moultes CDs… Quand des espions Zentradis vont découvrir cette dernière et l’existence d’une chose appelée “musique”, eux qui ne connaissent que la guerre vont se mettre à se poser des questions. Et s’il n’y avait pas que la guerre ?
Macross réussi à concilier l’art de la guerre spatiale avec de la muisque pop, sans que c’en ait l’air bizarre. Et c’est franchement une réussite, l’épisode 27, rappelez-vous de l’épisode 27 ! C’est ce genre d’épisode qui me donne la chaire de poule et qui fait briller des étoiles au fond de mes yeux ! Bon je vous accorde que c’est le fanboy qui parle… Mais quand même. Un combat des plus grandiose sur un fond sonore tout aussi génial, ça force le respect.
La musique prend donc une place importante, autant dans le scénario que dans l’OST. Toutes les OST des séries Macross et des films sont très très très bonnes, à commencer par le désormais mythique « Do you remember love » de chanté par Linn Minmei dans le film éponyme reprenant la toute première série Macross dont l’article fait l’objet. (ne cliquez sur le lien que si vous avez vu le film). Dans la version Robotech, les musiques ont été changées et sont en anglais. Avant de crier au scandal, ces chansons sont quand même à écouter, et, question de point de vue, elles ne m’ont pas dérangés plus que ça. Bien que je sois généralement concidéré comme un sal con de puriste (à juste titre la plupart du temps), j’ai trouvé que la chanson “We Will Win” collait parfaitement à l’action, au moins aussi bien que “Ai Oboete imasuka”.

Il reste un dernier point à aborder : le triangle amoureux. En premier lieu il n’est pas visible. Pendant la première moitié de l’anime, on observe surtout l’amour à sens unique qu’Hikaru (Rick Hunter en VF) voue à Minmei, qui n’est pas encore une star de la chanson à ce moment là. L’attirance est surtout physique je pense, Minmei est très belle, mais elle est aussi très conne dans la série, et fait plus figure de « fille pourrie gâtée » qu’autre chose, ce qui est assez insupportable. Le fait de ne pas voir les sentiments d’Hikaru alors qu’ils sont clairement visibles c’est franchement agaçant… Mais elle est quand même une gentille petite fille de 16 ans au début de la série (adolescence) qui grandit et évolue petit à petit vers l’âge adulte est vers plus de maturité.
Hikaru est quant à lui un jeune pilote intrépide qui vole (dans le ciel, hein) pour son bon plaisir au début de la série. Il décide de s’engager tout de même dans l’armée quand la forteresse spatiale se retrouva bien loin de la planète Terre, pour protéger la ville reconstruite et ces civiles. Les demandes de Roy Fokker, son ami militaire de longue date reconnaissant les talents de pilotes d’Hikaru y sont aussi pour quelque chose… Hikaru est le type de personnage auquel il est facile de s’identifier : en dehors de son habilité pour le pilotage, il est relativement ‘normal’, pas beaugosstrokawai, pas un génie, pas un skyzophrène moitié démon qui te casse la gueule les soirs de pleine lune… Non. Juste un type quelconque, et c’est pour ça qu’on s’y attache.
Le troisième côté de ce triangle (amoureux) est Misa Hayase (Lisa Hayes dans la VF). Numero 2 de la flotte terrienne, ce qui fait donc d’elle la supérieure hiérarchique d’Hikaru. Les premiers contacts qu’elle a avec lui sont d’ailleurs plutôt froids, chose logique vu qu’Hikaru vient tout juste d’intégrer l’armée et a du mal avec l’univers strict des militaires. Leur capture par les Zentradis au cours de la série les obligera à se rapporcher (aussi bien physique que sentimental). C’est à ce moment qu’on sent que la romance commence envelopper l’anime… avant de s’estomper pour mieux ressurgir pendant la période de la reconstruction. Misa est intelligente, belle mais ne s’intéresse qu’à son travail… Du moins c’est ce qu’on croit au début, mais on apprend qu’elle a vécût une expérience qui l’a quelque peu renfermée. J’en dis pas plus, découvrez-le !

Conclusion… Macross ça poutre. C’est vieux, le fan-service en est donc absent et ça fait du bien ! La série comporte 36 épisodes, et même si le rythme est mal dosé (il y a des épisodes chiants et lents, d’autres qui vont trop vite -cf : le mariage entre deux personnages secondaires qui est rendu presque ridicule par l’enchainement des évenements plus rapides qu’un épisode Code Geass-) on ne s’ennuie généralement pas. Macross est souvent comparé à une autre saga de Real Robots nommé Gundam. Je ne veux lancer aucun débat sur le sujet, m’y connaissant assez mal en Gundam (je n’ai vu que Gundam Wing quand il passait sur M6 à l’époque, et Gundam 00, et pour moi ces deux séries n’ont franchement rien d’inoubliable contrairement à Macross). Néanmoins s’il y a des experts en Gundam qui passent par là et qui ont une série de cette saga à me proposer, je suis preneur!







Bulletins (RSS)