Archives pour la catégorie “Anime”


C’est parti pour un tout premier article rétro ! Et comme je suis une grosse feignasse, cette semaine je vais honteusement copier l’article que j’avais rédigé sur mon ancien blog… Oui j’ai honte. Mais avant de me lancer des tomates ou divers pots de fleurs, dites-vous que ce serait fort dommage de perdre à tout jamais un texte aussi long que celui que j’avais écrit à l’époque (enfin, il y a 1 mois). Et puis il y a quelques ajouts dans le texte. Et en plus de ça, la nouvelle notoriété que Blogchan confère au blog me permet de ne plus être lu uniquement par des proches à qui j’ai honteusement spamé l’adresse de mon blog sur MSN, mais à une armée d’Anonymous otaku qui sont pour la plupart bien souvent plus calés que moi sur le sujet de mes articles. C’est bien pour ça que j’ai choisi de rester un maximum subjectif, comme ça si on me reproche de dire des conneries, je pourrais brandir l’excuse (le sac?) du “Mais ce n’est que mon avis !”.

Attaquons avec ce qui nous intéresse : l’article traitera de Macross (comme le sugère le titre), série plus connue dans nos contrées verdoyantes (de picardie) par le grand public sous le nom de Robotech. Mais nous verrons que derrière ces deux noms pour une même série, se cachent en réalité une série culte d’un côté de réalisation nippone, et une adaptation foireuse par nos amis ricains (et repris à l’identique par ces loques humaines de français) de l’autre.

Présentation de Macross

On va commencer par la petite histoire, la mienne, celle de ma vie, celle qui vous passionne très certainement… pas.

J’étais encore petit lors de mon premier contact avec l’univers Macross. Ce qui est un peu normal, vu que la première série TV Macross dont il est question dans cet article est plus vieille que moi (1982-1983). A l’époque, petit collégien que j’étais, je rentrais le mercredi midi pour me poser devant la télé, devant Game One particulièrement (qui était regardable à cette époque contrairement à aujourd’hui). Game One diffusait des animés foutrement plus passionnants que la chaîne Mangas, le Club Do’ (qui ne passait plus), ou que la même chaîne aujourd’hui. Nadia, Cowboy Bebop et… Robotech pour ne citer qu’eux. Bref y a que du lourd dans ces noms. Et je suis loin de tout citer.

Robotech est le nom US et français de Macross, mais n’a rien de japonais. Ces idiots de distributeurs ont jugés bon de changer le nom de la série pour inclure 2 autres séries qui n’ont rien à voir avec Macross sous le même label « Robotech », sûrement pour faire vendre, et sous le prétexte que le même réalisateur a travaillé sur les 3 séries. Bravo, c’est très intelligent. C’est comme si l’on disait d’Anno qui a travaillé sur GunBuster a fait d’Evangelion sa suite… logique, hein. Mais bon, après tout c’est juste le nom qui a changé. C’est pas comme s’ils avaient changés des dialogues et le scénario des 3 séries pour qu’elles aient l’air un minimum cohérentes entre elles… Ah pardon ? Il l’ont fait aussi ? OH SHI– ! Heureusement que le fanboyisme autour de la Japanimation n’était pas aussi développé en occident à l’époque, j’ose à peine imaginer le lynchage qu’il y aurait eu si l’on se retrouvait dans une situation similaire aujourd’hui. Imaginons pour le fun : « Beez vous présente la 3ème saison de Gundam 00 : Code Geass ! »

Max & Millia en vol, ça en jette !

Bref voilà pour la présentation de Macross dans l’hexagone. Petit résumé pour ceux qui suivent pas : Macross c’est Robotech 1ère série. Robotech 2ème et 3ème série n’ont rien à voir avec Macross. Robotech 1ère série (c’est à dire Macross) c’est foutrement bon, mangez-en.

Pour en revenir à mon histoire de petit collégien, et bien… A l’époque j’avais vraiment adoré Robotech. Ce fût ma première expérience des « real robots » (même si j’en étais pas vraiment conscient). Des avions qui se transforment en robots, un super croiseur interstellaire terrien, des « giga-lances-missiles », des canon laser de la mort, des géants qui parlent avec une voix de poupée barbie, et le pouvoir de l’amour pour sauver l’univers. Comment on peut ne pas trouver ce concept génial quand on a 12 ou 13 ans ?! Et puis ces robots géants poutrent méchament, j’étais et je reste encore aujourd’hui un grand fan des Valkyries.

Minmei & Hiraku in love

Macross repose sur 3 points fondamentaux :

  • Les combats spaciaux, les mechas, du bon gros space opera, en gros.
  • La musique
  • Le triangle amoureux

Étant jeune, les points numéro deux et trois me passaient carrément au dessus de la tête. Une histoire d’amour ? Mouais bon je vais peut-être zapper là… De la musique pour faire la guerre ? Mais c’est pas possible, la guerre on la fait avec des gros lances-missiles, des avions de combats, des canons laser PEW PEW, pas avec de la musique !

C’est un peu de cette façon que je voyais Robotech… Diffusion télévisuelle oblige, j’ai aussi loupé quelques épisodes de temps en temps (raisons étaient souvent : la piscine, le football, les visites chez mémé pour dire bonjour et pour s’assurer d’avoir une enveloppe pleine de billets verts à noël… Ne me méprisez pas, on est tous comme ça.) le scénario m’avait complétement échappé, d’autant plus qu’il est aussi plutôt compliqué à saisir quand on a que 13 ans (contexte géopolitique ? C’est quoi la péogilistik ?).

Des années plus tard, le petit collégien a bien grandit et regarde beaucoup d’anime après avoir décroché de la terre sainte japonaise (weaboo inside) pendant plusieurs années. L’année dernière, on a fêté le 25 ème anniversaire de la saga Macross avec une toute nouvelle série appelée Macross Frontier. A la fin du visionnage de cette nouvelle série, la nostalgie et la curiosité me poussa à revenir sur une des premières séries que j’ai vu dans ma jeunesse et dont il me restait de bons souvenirs. De vagues souvenirs quand même, j’étais pas très vieux et je calculais pas grand chose du scénar’ à l’époque.

Pour ceux qui ont suivit mon rapport de mattage sur MAL (y’a d’autres gens que moi qui espionnent ce genre de chose ?) vous avez dû bien comprendre que la semaine dernière était pour moi sous le signe de Macross. *EDIT : La semaine dernière d’il y a 1 mois*

Valkyrie = BEST MECHA EVER ? Le troll est lancé.

Notre histoire prend ses racines dans un futur proche, en 1999 (oui, cherchez pas c’est le futur, nous sommes en 1982 n’oubliez pas !), une forteresse spatiale extraterrestre vide s’écrase sur la terre, mettant par là même fin au conflit qui faisait rage sur terre entre les hommes. L’humanité décide de s’unir sous la bannière du NU (Nations-Unis, l’équivalent de l’ONU mais avec plus de pouvoirs) et d’aménager cette forteresse spatiale pour qu’elle serve à l’humanité et pour pouvoir repousser d’éventuels assauts extraterrestres (dont l’existance ne fait plus doute). En 2009, le projet est bien avancé et la forteresse spatiale SDF-1 est prête pour son inauguration, au sein même de la ville de Macross, ville qui s’est batit autour de la forteresse entre temps. C’est à l’occasion de cette inauguration que les Zentradis, des extraterrestres humanoïdes de 15 mètres de haut, décident de lancer un assaut pour tenter de récupérer le secret que semble renfermer la forteresse. Les humains n’ont bien entendus aucune idée de ce que peut être ce secret…

Déjà, premier constat quand on regarde Macross : C’est vieux donc c’est pas très beau. On s’y fait au fur et à mesure des épisodes, mais quand même, j’ai eu du mal au début pour me remettre dans le bain “retro”. Mikimoto fait de très jolies choses, mais avec les techniques de l’époque, l’animation fait un peu mal aux yeux. Il y a aussi beaucoup de réutilisations de scènes (scène de décollage des avions, et je pense surtout l’épisode où Hikaru est à l’hôpital et où il délire : ici on a le droit pendant tout un épisode à un remontage des épisodes précédents avec de nouveaux dialogues, enfin, il délire sur son lit d’hôpital, ça peut se faire pardonner…).

Autre constat, la doublage français est complètement à la masse. Oui pour beaucoup, ça revient un peu à dire la même chose, mais de très bons doublages existent ! Bref, dans Robotech quand les lèvres ne bougent pas, les personnages parlent, et inversement… C’est assez choquant et ça a tendance à me rendre beaucoup plus tolérant avec les doublages français  d’autres séries que je jugeais plutôt limites avant ça… Bref, gros débat que celui du doublage des animes, qui mériterai bien un article entier ou un top 10 (top 10 des doublages les plus fail, ou les plus réussis).

Je discerne donc ces deux gros points noirs à Macross : son visuel dû à son âge avancé, et son doublage complètement foiré… Au final, je pense qu’un Macross avec le scénario et l’intérêt de la toute première série, et avec la réalisation qu’a hérité Macross Frontier aurait donné un truc carrément jouissif. Du pur WIN.

Super Dimentional Forteress - 1 (SDF -1)

Regarder Macross, c’est regarder une série de space opera en 4 actes qui sont…

- La découverte, déjà. C’est tout simplement l’introduction de la série, la présentation des différents personnages, leur rôles, l’explication du contexte politique, de l’histoire, l’objectif des Zentradis, la démonstration de l’armement des deux camps. En gros on dispose les pièces sur l’échiquier avant d’arriver à…

- L’affrontement. Cette partie de l’anime occupe sûrement la plus grande part. C’est celle de la guerre ouverte entre humains et Zentradis. Celle où ça se fritte avec des gros guns. Puis on a…

- L’ouverture. Elle se passe d’abord par une capture de quelques humains (nommés microns) par les Zentradis, dont Hikaru le héro et Misa Hayase font partis des victimes. C’est un choc de cultures (si j’ose dire, ceux ayant vu la série comprendront), les Zentradis sont de plus en plus intéressés par ce mode de vie, où hommes et femmes arrivent à coexister. Seulement, tous les Zentradis ne sont pas en faveur de ce rapprochement, ce qui conduit l’univers à une bataille immense se concluant par un épisode 27 absolument génialissime. Une fois la guerre fini, il y a…

- La reconstruction. Là où beaucoup de séries se seraient arrêtées à la fin de la guerre et à un épisode aussi dément que le 27, Macross continue et envisage l’avenir, l’élaboration des projets futurs à l’origine (indirectement) des prochaines séries Macross.

D’un point de vue personnel, je dirais que tout l’intérêt de Macross réside dans les deux derniers actes, et surtout l’acte numero 3, celui de l’ouverture. Durant cette partie, on en apprend beaucoup sur le mode de fonctionnement des Zentradis en observant leur réactions devant la culture humaine. Car la force de Macross est de savoir rester objectif. Même si, en tant qu’humain (si) on se sent proche de nos héros, les Zentradis ne sont pas tous présentés comme des démons, comme étant des grands hommes verts sanguinaires sans aucune stratégie, mais comme une race qui a son propre mode de fonctionnement et ses protagonistes avec leurs propres personnalités (qui peut aller du chef compétent et compréhensif au soldat tueur fou et sanguinaire…), en somme ils nous ressemblent un peu…

Misa iz kewt =3

Mais Macross, c’est aussi une histoire de musique. On dit que la musique réchauffe les cœurs, et bien là, on est en plein dedans.

Linn Minmei est devenue chanteuse à bord de la forteresse spatiale. Elle est vite devenue une star incontournable, tournant des films, sortant moultes CDs… Quand des espions Zentradis vont découvrir cette dernière et l’existence d’une chose appelée “musique”, eux qui ne connaissent que la guerre vont se mettre à se poser des questions. Et s’il n’y avait pas que la guerre ?

Macross réussi à concilier l’art de la guerre spatiale avec de la muisque pop, sans que c’en ait l’air bizarre. Et c’est franchement une réussite, l’épisode 27, rappelez-vous de l’épisode 27 ! C’est ce genre d’épisode qui me donne la chaire de poule et qui fait briller des étoiles au fond de mes yeux ! Bon je vous accorde que c’est le fanboy qui parle… Mais quand même. Un combat des plus grandiose sur un fond sonore tout aussi génial, ça force le respect.

La musique prend donc une place importante, autant dans le scénario que dans l’OST. Toutes les OST des séries Macross et des films sont très très très bonnes, à commencer par le désormais mythique « Do you remember love » de chanté par Linn Minmei dans le film éponyme reprenant la toute première série Macross dont l’article fait l’objet. (ne cliquez sur le lien que si vous avez vu le film). Dans la version Robotech, les musiques ont été changées et sont en anglais. Avant de crier au scandal, ces chansons sont quand même à écouter, et, question de point de vue, elles ne m’ont pas dérangés plus que ça. Bien que je sois généralement concidéré comme un sal con de puriste (à juste titre la plupart du temps), j’ai trouvé que la chanson “We Will Win” collait parfaitement à l’action, au moins aussi bien que “Ai Oboete imasuka”.

Chante Minmei chante!

Il reste un dernier point à aborder : le triangle amoureux. En premier lieu il n’est pas visible. Pendant la première moitié de l’anime, on observe surtout l’amour à sens unique qu’Hikaru (Rick Hunter en VF) voue à Minmei, qui n’est pas encore une star de la chanson à ce moment là. L’attirance est surtout physique je pense, Minmei est très belle, mais elle est aussi très conne dans la série, et fait plus figure de « fille pourrie gâtée » qu’autre chose, ce qui est assez insupportable. Le fait de ne pas voir les sentiments d’Hikaru alors qu’ils sont clairement visibles c’est franchement agaçant… Mais elle est quand même une gentille petite fille de 16 ans au début de la série (adolescence) qui grandit et évolue petit à petit vers l’âge adulte est vers plus de maturité.

Hikaru est quant à lui un jeune pilote intrépide qui vole (dans le ciel, hein) pour son bon plaisir au début de la série. Il décide de s’engager tout de même dans l’armée quand la forteresse spatiale se retrouva bien loin de la planète Terre, pour protéger la ville reconstruite et ces civiles. Les demandes de Roy Fokker, son ami militaire de longue date reconnaissant les talents de pilotes d’Hikaru y sont aussi pour quelque chose… Hikaru est le type de personnage auquel il est facile de s’identifier : en dehors de son habilité pour le pilotage, il est relativement ‘normal’, pas beaugosstrokawai, pas un génie, pas un skyzophrène moitié démon qui te casse la gueule les soirs de pleine lune… Non. Juste un type quelconque, et c’est pour ça qu’on s’y attache.

Le troisième côté de ce triangle (amoureux) est Misa Hayase (Lisa Hayes dans la VF). Numero 2 de la flotte terrienne, ce qui fait donc d’elle la supérieure hiérarchique d’Hikaru. Les premiers contacts qu’elle a avec lui sont d’ailleurs plutôt froids, chose logique vu qu’Hikaru vient tout juste d’intégrer l’armée et a du mal avec l’univers strict des militaires. Leur capture par les Zentradis  au cours de la série les obligera à se rapporcher (aussi bien physique que sentimental). C’est à ce moment qu’on sent que la romance commence envelopper l’anime… avant de s’estomper pour mieux ressurgir pendant la période de la reconstruction. Misa est intelligente, belle mais ne s’intéresse qu’à son travail… Du moins c’est ce qu’on croit au début, mais on apprend qu’elle a vécût une expérience qui l’a quelque peu renfermée. J’en dis pas plus, découvrez-le !

Triange rectangle

Conclusion… Macross ça poutre. C’est vieux, le fan-service en est donc absent et ça fait du bien ! La série comporte 36 épisodes, et même si le rythme est mal dosé (il y a des épisodes chiants et lents, d’autres qui vont trop vite -cf : le mariage entre deux personnages secondaires qui est rendu presque ridicule par l’enchainement des évenements plus rapides qu’un épisode Code Geass-) on ne s’ennuie généralement pas. Macross est souvent comparé à une autre saga de Real Robots nommé Gundam. Je ne veux lancer aucun débat sur le sujet, m’y connaissant assez mal en Gundam (je n’ai vu que Gundam Wing quand il passait sur M6 à l’époque, et Gundam 00, et pour moi ces deux séries n’ont franchement rien d’inoubliable contrairement à Macross). Néanmoins s’il y a des experts en Gundam qui passent par là et qui ont une série de cette saga à me proposer, je suis preneur!

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Yay ! Un premier article !

Installez vous bien confortablement, ce billet sera assez long et rempli de fanboyisme, et je n’ai même pas honte… Comment introduire Aria? On va le faire avec des citations toutes simples, à la façon désencyclopedie :
« Hazukashii serifu kinshi! » (Les remarques embarrassantes ne sont pas autorisées !) Aika à l’attention d’Akari.
« Regarder Aria, c’est un peu comme s’allonger dans l’herbe et contempler les nuages qui passent. L’esprit apaisé, on fait le vide et on s’amuse à rechercher des formes bizarres ou connues, tiens, celui là ressemble à un lapin ! » Moi-même à propos d’Aria.
« Merveilleux ! » Akari à propos de… A propos de tout ce qu’elle peut trouver…

Je viens de terminer la série, c’est donc avec absolument aucun recul que j’écris ces lignes. Mais c’est justement à chaud qu’on se laisse plus facilement emporter par la passion, je vais donc la laisser guider mes doigts sur le clavier.
*EDIT : En fait, j’ai mis tellement longtemps à écrire ce billet qu’on ne peut plus vraiment dire que c’est « à chaud »*

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Au 24ème siècle, l’homme a aménagé la planète Mars pour la rendre habitable. Il a donc fait fondre les calottes glacières se trouvant aux pôles, générant ainsi de l’eau. Cependant une légère erreur de calcul entrainera le recouvrement presque entier de la planète (à 90%). C’est donc tout à fait originalement que la planète Mars fut renommée Aqua. Et sur cette nouvelle planète Aqua, de nouvelles villes se sont bâtit, parfois originales, parfois ce sont des des répliques quasi-identiques à d’autres villes que l’on peut connaître sur Terre (renommée Man-Home). Ainsi, la série se passe dans la ville de Neo-Venezia, réplique de la splendide ville de… aller c’est pas dur vous allez trouver… oui c’est ça! La ville de Venise. Et qui dit Venise, dit gondoles, dit de l’eau partout dans les rues, dit circuit touristique immense. C’est dans ce contexte qu’on va suivre l’évolution d’Akari Mizunashi, une apprentie gondolière (appelées Ondines) au sein de la Aria Company, une des 3 grandes sociétés de gondolières de la ville. Les autres grandes compagnies sont Himeya (où l’on suivra Aika, amie d’Akari qui s’entraine avec) et Orange Planet (où l’on retrouvera Alice, une autre amie d’Akari). Toutes ces sociétés ont la particularité d’être représentées par des chats (qui s’occuperont de l’aspect humoristique d’Aria). On suit donc au cours de la série l’entrainement et l’évolution d’Akari, d’Aika et d’Alice en tant qu’apprenties Ondines.

Cet anime est purement du style Slice of Life (ou Tranche de vie) et ne conviendra certainement pas à tous ceux qui sont en quête d’action dans l’animation japonaise. C’est une série très calme où le contemplatif prime sur la surenchère d’action qu’on retrouve dans nos shonen préférés, ou de retournements WTFesque des animés récents à la Death Note ou Code Geass. Ici le ton est donné, installez vous confortablement dans votre siège ou allongez vous dans votre lit et laissez-vous transporter par le voyage initiatique d’Akari et ses deux amies Aika et Alice. Elles vont vous apprendre à apprécier les choses simples de la vie, chaque épisode entrainant une ou plusieurs découvertes merveilleuses que la ville de Neo-Venezia offre. Non ici le mal n’existe pas, tous les jours sont fabuleux, même quand il pleut. On pourrait trouver cela niais, après tout, un monde où tout va bien, on a l’impression d’être dans un épisode des Bisounours… Mais le but d’Aria n’est pas de faire réfléchir sur la grande question de la vie, de l’univers et du reste (42), mais de nous faire profité d’un (merveilleux) voyage, nous en mettre plein les mirettes en gros. Il n’est donc pas rare qu’après un épisode d’Aria, en sortant de chez soi on s’extasie devant le premier cailloux venu.

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Aria se compose de 3 saisons et d’un OAV :

  • Aria the Animation (13 épisodes) 2005
  • Aria the Natural (26 épisodes) 2006
  • Aria the OAV ~Arietta~ (1 OAV) 2007
  • Aria the Origination (13 épisodes) 2008

Le tout se basant sur l’œuvre originale d’Amano Kozue.

La première saison est trouvable en fansub (anglais ou français), la seconde également mais uniquement en vosta (mais si l’anglais vous rebute, sachez qu’il n’est pas compliqué, la preuve j’ai réussi à suivre la seconde saison sans utiliser de dictionnaire !) quant à la troisième saison, elle est disponible en DvD en France chez Kaze, et l’OAV sera distribué avec le tome 8 du manga.
Que dire à part que c’est très décevant de la part de Kaze qu’ils ne sortent que la troisième saison dans nos contrées et pas la première ni la deuxième. Non pas qu’elles soient indispensables pour comprendre l’histoire, après tout c’est du Slice of Life pur et dur, mais distribuer la saison 3 sans les deux premières est très étrange et risque d’en perdre plus d’un… La faute aux fansubs déjà existants qui empêcheraient toute rentabilité sur une série trop peu connue et trop peu “commerciale” en France? La faute à Kaze qui n’a pas les corones de tout sortir et s’en tient à une seule saison (la meilleure, accessoirement) pour un prix quand même très onéreux? La faute aux fans qui ne sont pas prêt à acheter des coffrets de leur séries préférés pour faire avancer le marché de l’animation japonaise dans le bon sens et préfèrent regarder leurs fansubs dans la plus parfaite illégalité? Un peu des trois je dirais. Dans un monde parfait, les fansubs arrêteraient leur travail sur une série une fois la licence acquise (ce qui est souvent le cas heureusement, mais pas toujours, et il y a aussi le problème des sites tiers qui distribuent des animes licenciés sans l’accord de ces honnêtes teams qui ont pourtant arrêtés leur diffusion), les DvD d’anime seraient moins cher et plus abondants et les fans sauraient qu’en achetant les DvD de leurs séries préférés ils aident indirectement à la promotion de l’animation japonaise dans notre bô pays.
Enfin là je m’écarte carrément du sujet d’origine qu’est Aria…

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Alors, pourquoi aime-t-on Aria s’il n’y a que trop peu d’action et trop peu de réflexion à faire autour de la série? Et bien, on aime avant tout ses promenades dans ses paysages… Même s’il ne faut pas forcément une technique d’animation très poussée pour Aria, le tout reste des plus honnêtes. Les paysages sont tous superbes et sont très immersifs : on voudrait y être, passer du monde de la 3D à celui de la 2D. Les bâtiments sont très détaillés, on reconnaît Venise de maintenant au travers Neo-Venezia (enfin, je n’y ai personnellement jamais été, mais j’ai déjà vu des cartes postales, si si!), on visite Neo-Venezia avec le parcourt initiatique d’Akari, on découvre avec elle les secrets que cache cette cité. En bref, l’objectif est rempli pour une série qui se veut relaxante et contemplative. L’autre point graphique où Aria rempli parfaitement son rôle est le chara-design. Sans être absolument fabuleux (on est loin d’un KyoAni quand même et je trouve certains profils bizarres), il est des plus honnête et les filles mises en rôles sont toutes très belles, à leur façon. Je dis bien à leur façon, parce que dans Aria il n’y aucune exagération physique ayant pour vocation (in)avouée la recherche de toujours plus de moe (boobs, loli tsundere… J’en passe). Toutes les filles ont leurs charmes et savent nous charmer, naturellement.

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Tiens, les personnages, puisqu’on en parle, voici une rapide présentation. Le but n’étant pas de spoil, je vais donc éviter de m’attarder sur des détails révélant une quelconque intrigue de la série (je vous vois déjà en train de rire à propos des mots « spoil » et « intrigue » dans Aria !).

Aria Company
Akari Mizunashi est l’héroïne de cette ballade qu’est Aria, et elle est pour ainsi dire ma « favorite ». Favorite est un grand mot, car il n’y a pas vraiment de compétition entre les 3 apprenties que nous suivrons tout au long de l’histoire, mais le seul adjectif qui me vient en tête pour la définir est « merveilleuse ». Bon, il y a aussi « gentille », « attentionnée » et quelque peu « niaise » dans sa façon de réagir… Toujours avide d’en apprendre plus sur la ville de Neo-Venezia, elle s’émerveille souvent, parfois pour un rien…
Alicia Florence est quant à elle la supérieure d’Akari dans la Aria Company, c’est elle qui supervise son entrainement. Que dire d’elle ? Aussi généreuse et gentille qu’Akari, beaucoup sont déjà sous son charme. Elle garde en elle un petit côté mystérieux, presque irritant (pauvre Akari qui aura passé un épisode complet à lui poser une seule question, pour qu’elle ne réponde qu’à la fin !) mais qui fait également son charme. Et quand elle se dévoile, elle est des plus craquante (voir l’épisode de la saison 3 où elle se dévoile à Alice).

Himeya
Aika S. Granzchesta est la première amie apprentie Ondine qu’Akari se fait en arrivant sur Aqua. Le caractère d’Aika est en quelques sorte l’opposé de celui d’Akari. Très terre à terre, elle ne se laisse émerveiller par quoi que ce soit sous aucun prétexte, et rappelle souvent Akari au monde réel lorsqu’elle est partie dans son délire « c’est merveilleux ».
Akira E. Ferrari est sa superviseuse (ça se dit?) au sein de la Himeya. Travailleuse, et plutôt sévère, elle ressemble de ce côté ci à Aika, que cette dernière dit détester… En fait, une relation complexe existe entre Aika et Akira…

Orange Planet
Alice Carroll est une kohai d’Akari et d’Aika, mais ça ne veut pas dire pour autant qu’elle est la plus éloignée du titre de Prima. Elle est en effet très forte lorsqu’il s’agit de naviguer une gondole, mais dispose d’un tempérament plutôt solitaire, voir carrément renfermé. Ce qui lui pose quelques légers soucis, la formation d’Ondine se rapprochant de celle de guide touristique, vous avez vite fait de faire le rapprochement…
Athena Glory est sa supérieure, et contrairement à Alicia et à Akira où on peut dire de leurs caractères qu’ils déteignent sur leurs apprenties respectives, Athena ne ressemble en rien à Alice. Très maladroite, l’air idiot et complètement à l’ouest, elle en fait même honte à Alice…

Akari

Côté musique, on peut dire qu’elles sont à l’image de la série : parfaitement reposantes. Les musiques d’ambiance, l’OST, souvent au piano et à la guitare sèche, rappelle l’écoulement de l’eau au fils les canaux de la cité d’Aqua. Ce sont de très belles musiques parfaitement en accord avec le reste de la série; il ne faut donc pas s’attendre à un quelconque sursaut musical, pas de scène d’action sur fond de techno ou de metal (on en est même très loin), non, juste une mélodie reposante et enivrante, notamment avec les chants d’Athena (chantés par la regrettée Kawai Eri) très doux, un plaisir pour les oreilles. Les Opening et Ending sont dans les mêmes tons. On a d’ailleurs le droit à chaque début d’épisode à un Opening original, dans le sens où même si la musique reste la même d’un épisode à l’autre, le contenu video lui change. C’est d’ailleurs lui qui donne le ton général de l’épisode, couplé au petit discours d’Akari précédant l’opening. En bref, avec Aria j’ai appris à ne plus sauter les opening. Les Ending sont, quant à eux, beaucoup moins originaux mais ils n’en demeurent pas moins superbes.

Poétique, contemplatif, féérique… Bref, ça doit être un peu chiant à la longue, non ? Et bien pas vraiment. Quand on aime le genre Slice of Life, on se rend compte qu’un des traits caractéristiques du genre est l’humour. Azumanga Daioh, Lucky Star, Minami-ke, NieA_7, et même Genshiken, tous ces titres ont joué la carte de l’humour (à plus ou moins forte dose). Et bien en ce sens, Aria n’est pas une série si différente des autres. L’essentiel de l’humour est assuré par les chats, et surtout le Président Aria. On aime ou on aime pas, certaines situations sont parfois ridicules mais à la longue on s’y attache vraiment. C’est à vous de voir.
L’autre point comique de la série est le passage en mode SD des personnages. Chaque personnage a son propre SD qui illustre un trait de caractère qui ressort du personnage.

Aria SD

Pour conclure ce premier vrai billet de 2009, je dirais qu’Aria est comme une boite de chocolat. Imaginez une boite de 52 chocolats fondants/croquants/au lait/(insérez ici votre chocolat préféré), à chaque bouchée on regarde le suivant et on se dit « Allez, un dernier, c’est tellement agréable ». On est bien triste une fois la boite vide… Mon conseil : Y aller avec modération ! Ne faites pas comme moi qui les ai enchainés beaucoup, beaucoup, [...], beaucoup trop vite…
Bon et puis l’avantage de la série Aria, c’est qu’elle ne fait pas grossir, elle.

Akari Aria

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